Mali

MALI : Inquiétant retour des attentats terroristes

La situation reste fortement instable au Mali et les attaques terroristes se multiplient  contre les  forces françaises et onusiennes. Ainsi quinze casques bleus de l’ONU, allemands pour la plupart, ont été blessés vendredi  dans le nord du Mali dans une attaque au véhicule suicide contre une position temporaire, a-t-on indiqué de sources onusienne et ministérielle allemande.

Trois des 12 casques bleus allemands touchés sont grièvement blessés, a indiqué  la ministre allemande de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer.
Deux d’entre eux sont dans un état jugé stable tandis que le troisième a été opéré, a-t-elle précisé  à Bonn  en Allemagne où il a été rapidement évacué.
Tous les blessés ont été évacués de la zone par hélicoptère, a-t-elle encore précisé. Un avion était attendu   à Gao, la grande ville du nord proche, pour évacuer vers l’Allemagne  les plus grièvement blessés, a-t-elle ajouté.
Un soldat belge a également été blessé, a rapporté le ministère belge de la Défense dans un communiqué. Il a reçu les premiers soins sur place avant d’être transporté dans un hôpital.
La Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a fait état de quinze blessés au total dans cette attaque au véhicule piégé menée tôt contre une base temporaire près du village d’Ichagara. Six soldats maliens ont été tués et un autre blessé vendredi lors d’une attaque dans le centre du pays, a annoncé l’armée.
Cette attaque a visé un poste militaire dans le village de Boni, où dix soldats maliens avaient déjà été tués en février. Les troupes ont « vigoureusement repoussé » des « attaques simultanées » menées dans ce village vendredi après-midi, ont indiqué les Forces armées maliennes. Les populations civiles ne sont pas épargnées par les terroristes et jusqu’aux religieux chrétiens. Quatre des cinq chrétiens enlevés lundi matin ont été relâchés dans le courant de l’après-midi, du mercredi  23 juin. Le cinquième devrait l’être bientôt, promesse de ses ravisseurs. On était jusqu’ici sans nouvelles du curé de Ségué, près de Mopti, et des quatre fidèles qui avaient pris la route avec lui en direction de San, région de Ségou, pour assister à des obsèques. Ils n’étaient jamais arrivés à destination. Leur enlèvement n’avait pas été revendiqué, mais leurs ravisseurs les ont donc finalement relâchés, non loin de la zone dans laquelle ils avaient été enlevés, dans la région de Mopti. Moins de 72 heures après leur enlèvement, ils ont été déposés au bord de la route, entre Bankass et Bandiagara, au niveau du village de Parou. Les cinq ex-otages sont donc libres, mais quatre seulement sont rentrés hier dans leur village de Ségué.
Ce village est tristement connu pour les nombreuses attaques jihadistes qui s’y sont produites ces dernières années. Des attaques qui ont été revendiquées par le GSIM, Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda au Maghreb islamique.
M. B.