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LA PERMANENCE COMMERCIALE DE L’AÏD DEVRA COUVRIR TOUT LE WEEK-END : Les contrevenants risquent des sanctions sévères

Le directeur de la régulation et des activités au ministère du Commerce, Samy Kolly, a affirmé l’assurance de la permanence pendant les deux jours de l’Aïd El-Fitr y compris le weekend, en mobilisant plus de 50 000 commerçants.

Intervenant hier sur les ondes de la Radio algérienne chaîne 3, Samy Kolly a affirmé que le ministère du Commerce a élaboré des listes comportant 50042 commerçants pour assurer la permanence durant les deux jours de l’Aïd parmi lesquels 5886 boulangers, 30752 commerçants entre alimentation générale et les fruits et légumes , 12953 pour les activité diverses sans oublier les unités de productions avec un total de 451, laiterie, unités d’embouteillage d’eau minérale et de source, ajoutant qu’afin de veiller sur le bon déroulement de l’opération il a été mobilisé des brigades composées de 2036 agents de contrôle. « Les listes des commerçants concernés par les permanences ont été établies au niveau des 58 wilayas et seront affichées dans les APC et sur le site internet du ministère du Commerce. » Le département du Commerce travaille de concert avec les partenaires professionnels et associatifs. « Toutes les associations de commerçants sont associées et informées. Les commerçants, eux même, ont reçu leurs notifications. Le choix des commerçants d’astreinte est établi avec un système d’alternance », explique le directeur de la régulation. Egalement, Kolly a indiqué concernant la permanence que c’est le contexte de pandémie qui permet au ministère du Commerce d’affirmer que les commerçants seront mobilisés les weekends. « Cette année, il n’y a pas eu de congé ou de fête hebdomadaire pour les marchés de gros et les commerces. Ils ont travaillé les week-ends et ils le font avec plaisir car, il ne faut pas l’oublier, les commerçants ont eu une année 2020 difficile, où ils n’ont pas beaucoup travaillé. » Un manque à gagner qu’ils tentent de compenser. Le ministère du Commerce s’attend à une adhésion plus grande des commerçants. « Cette année, il y a une reprise de l’activité. Les organisations de commerçants prévoient qu’ils seront 15% de plus, à ouvrir de leur propre gré, sans avoir reçu de notification pour assurer les permanences », assure-t-il.
Dans ce registre, l’invité de la chaîne 3 a appelé les commerçants à respecter les heures d’ouverture et de fermeture en tenant compte des mesures barrières et les horaires de confinement, avertissant qu’en cas du non-respect « les contrevenant seront exposés aux dispositions de la loi 04-08 qui peut aller jusqu’à la fermeture du local ».

Nouveau type de spéculation pour faire flamber les prix
L’hôte de la Radio algérienne a indiqué que le ministère a fait face en ce mois de carême à plusieurs tensions à l’instar de la pomme de terre, la tomate et les viandes blanches qui ont connu une flambée dans les prix malgré que le ministère s’est préparé suffisamment à l’avance pour le mois de Ramadhan. Un comité mixte a été mis en place au début du mois de janvier et s’est réuni huit fois pour s’assurer que tous les produits soient disponibles en quantités, assure-t-il. Pour autant. Selon ses explications l’augmentation des prix de la pomme de terre est due au « stockage illicite fait sous terre », dévoile Sami Kolly, dévoilant qu’une nouvelle forme de spéculation a été découverte. « Nous avons visité l’ensemble des entrepôts de stockage et aucune anomalie n’a été relevée. Mais il y a eu un phénomène nouveau auquel nous ne nous attendions pas. Cette fois-ci, la spéculation a eu lieu au niveau du sol », signale le responsable. Ajoutant que « certains producteurs et intermédiaires indélicats ont joué sur une nouvelle pratique : laisser la pomme de terre sous terre ». C’était par exemple le cas dans la wilaya de Mostaganem, de laquelle, quotidiennement, il ne sortait que dix camions de pomme de terre. » C’est cette anomalie qui a alerté les services du Commerce.
« Après notre intervention sur place, en compagnie des services de sécurité, des centaines de camions ont pu se remplir et se diriger vers les marchés de gros », relate Sami Kolly. Dans ce registre l’invité de la radio a précisé que «des poursuites judiciaires ont été lancées après la constatation de ces nouvelles infractions », annonçant que d’autres investigations sont lancées concernant, par exemple, la tension sur l’huile de table».

Vers la mise en place d’une loi sur la concurrence
Afin de réguler le marché et lutter contre le monopole et des dominances sur certains produits, le ministère du Commerce a lancé différents chantiers citant entre autres, la nouvelle loi sur la concurrence, selon Kolly cette loi est finalisée, affirmant que dans ce cadre il y a eu des enquêtes qui ont été engagées. Ce travail est fait précise l’invité de la radio « grâce aux efforts que nous avons accomplis dans le cadre de la commission chargée de la moralisation de l’acte commercial et qui a donné lieu à une révision de la loi 02-04 relative aux pratiques commerciales, et qui verra la révision du seuil des amendes » annonce-t-il.
Concernant la régulation du marché, le directeur de la régulation et des activités au ministère du Commerce a affirmé que son département est tenu à mettre certains mécanismes à la loi relative à la concurrence et au niveau de la loi sur les pratiques commerciales, « nous allons intervenir à l’avenir sur la fixation des marges surtout des produits de première nécessité » , précisant que la réflexion est lancée et le travail a commencé avec les représentants des commerçants et les représentants des consommateurs, en revanche il dira que cette régulation doit reposer sur des mécanismes fiables dont le ministère ne dispose pas. « Il faut avoir les moyens de sa politique en terme de régulation, le ministère du Commerce ne dispose pas d’outils pratiques pour assurer cette régulation, nous avons proposé aux responsables unes démarche pour essayer de réviser les système existant » conclu-t-il.
Sarah Oubraham