Le 25 mai 1963, plus de trente chefs d’État africains (le chiffre varie selon les sources) ont signé à Addis-Abeba (Éthiopie), la Charte de l’Organisation de l’unité africaine (‘OUA) dont le siège permanent a été établi à Addis-Abeba. L’Algérie, indépendante depuis moins d’un an, a été représentée par son président, Ahmed Ben Bella, qui a été parmi les signataires de la Charte de l’OUA. Le but immédiat de l’OUA était l’élimination du colonialisme et de l’oppression raciale sur tout le continent. En 2026, seul le Sahara occidental reste sous domination coloniale, occupé par le Maroc, et en lutte pour son indépendance. Le Sahara occidental fait partie de l’Union africaine (UA) qui, depuis juillet 2002, a remplacé l’OUA. Ces dernières années, l’Algérie s’est distinguée, avec l’Afrique du Sud, par la démarche visant à barrer la voie à l’entité sioniste qui tentait de s’infiltrer dans l’UA. L’Algérie s’est également distinguée par le lancement de nombreux projets économiques à même de faire barrage au phénomène du terrorisme et de l’extrémisme et pour parvenir au décollage économique tant espéré en Afrique. En fait, la stratégie de l’Algérie, visant à renforcer son appartenance à l’Afrique, a connu une nouvelle dynamique au cours de ces dernières années, sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, qui a insisté, à maintes occasions, sur la nécessité de privilégier les solutions politiques et celles liées au développement, en vue de faire de l’Afrique un continent sûr et développé. Aujourd’hui, 25 mai, la Journée mondiale de l’Afrique est célébrée par l’Algérie alors qu’elle poursuit ses efforts pour la concrétisation de l’intégration continentale et l’instauration de la paix et de la sécurité, tout en défendant les intérêts du continent contre les injustices historiques dont il a été victime. L’intégration économique du continent est une préoccupation de premier plan pour l’Algérie. Cela s’est manifesté à travers de nombreux projets régionaux, notamment dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). On sait que l’Algérie a consacré son dernier mandat au Conseil de sécurité à la défense des intérêts du continent, tout en plaidant pour que soit levée l’injustice historique infligée à l’Afrique. L’Algérie a abrité également de nombreuses manifestations politiques et économiques de dimension continentale, dont la 4e édition du salon du commerce intra-africain (IATF 2025), la 12e édition du séminaire de haut niveau sur la paix et la sécurité en Afrique-Processus d’Oran (2025), la conférence internationale sur les crimes du colonialisme en Afrique, la conférence ministérielle africaine sur la production locale de médicaments et les technologies de santé, ainsi que la conférence africaine des start-up et le sommet ministériel africain des télécommunications.
Au plan politique
Au plan politique, l’Algérie a toujours été fidèle aux principes consacrés par la Charte de l’Union africaine (UA) comme en témoigne son insistance à résoudre les crises africaines avec des solutions africaines, en dehors de toute ingérence extérieure, et ses positions en faveur de la souveraineté des pays et de leur intégrité territoriale. Dans ce cadre, l’Algérie a inscrit, à la tête de ses priorités, l’action visant à rétablir la paix et la stabilité sur le continent, sur fond de menaces transcontinentales, telles que le trafic de drogue et d’armes, la traite des êtres humains et l’immigration illégale. Cette vision s’est manifestée à travers les efforts intenses déployés par l’Algérie au sein du Conseil de paix et de sécurité de l’UA, considérant que sa sécurité et celle du continent africain sont étroitement liées. En retour, le prestige de l’Algérie lui a permis d’exercer un leadership incontestable au sein de l’UA. Le rôle de plus en plus actif de l’Algérie au sein du continent, reflétant la politique judicieuse et le leadership éclairé du président de la République, a été largement reconnu, ce qui a ouvert la voie à l’Algérie pour présider le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Des cadres algériens ont également occupé des postes importants au sein de l’UA.
M’hamed Rebah















































