La Commission conjointe des réfugiés palestiniens a exprimé sa profonde inquiétude et sa vive condamnation à la suite de la décision du Commissaire général de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) de licencier 70 employés travaillant dans la bande de Ghaza.
Dans un communiqué publié vendredi, la Commission a indiqué que cette mesure repose sur des allégations et accusations émanant des autorités d’occupation sioniste, sans qu’aucun résultat d’enquête juridique indépendante et transparente n’ait été rendu public pour en confirmer la validité. Selon la Commission, cette décision constitue « un précédent dangereux » qui porte atteinte aux principes de justice et d’équité sur lesquels repose l’Organisation des Nations unies. Elle estime également qu’elle contredit un principe fondamental du droit et des droits humains, selon lequel toute personne est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité soit légalement établie. L’organisation a souligné que le fait de se baser sur les accusations sionistes pour prendre des décisions aussi lourdes de conséquences, sans preuves juridiques claires ni procédures transparentes, soulève de sérieuses interrogations quant à l’indépendance de l’institution internationale et à sa capacité à protéger son personnel contre les campagnes de diffamation et de ciblage politique. La Commission a averti que cette mesure ne porte pas seulement préjudice aux employés concernés et à leurs familles, mais qu’elle offre également à Israël une nouvelle occasion de poursuivre son objectif déclaré de fragiliser l’UNRWA, de ternir son image et de remettre en cause sa mission humanitaire et historique en tant que témoin international de la question des réfugiés palestiniens. Rappelant que l’UNRWA a été créée par une résolution des Nations unies pour servir les réfugiés palestiniens et défendre leurs droits, la Commission a insisté sur le fait que l’agence ne doit pas devenir un instrument soumis aux pressions de l’occupation ni se laisser influencer par des accusations politiques non vérifiées, susceptibles d’ouvrir la voie à de nouvelles mesures de répression contre ses employés à l’avenir. Dans son communiqué, la Commission a réaffirmé son rejet catégorique du licenciement des 70 employés sur la base d’accusations qu’elle considère comme non fondées juridiquement. Elle a appelé le Commissaire général de l’UNRWA à revenir immédiatement sur cette décision et à rouvrir les dossiers concernés dans le cadre de procédures légales équitables et transparentes garantissant pleinement les droits de la défense. La Commission a également exhorté les Nations unies et les pays donateurs à préserver l’indépendance de l’UNRWA et à empêcher toute politisation de ses décisions administratives. Elle a mis en garde contre les conséquences d’un alignement sur ce qu’elle qualifie de campagnes sionistes de dénigrement et d’incitation visant l’agence et son personnel, estimant que ces démarches s’inscrivent dans une stratégie destinée à mettre fin au rôle de l’UNRWA et à affaiblir le droit au retour des réfugiés palestiniens. Enfin, l’organisation a appelé l’ensemble des forces nationales palestiniennes, des institutions de défense des droits humains et des syndicats à faire front commun contre ces mesures, afin de défendre les principes de justice, les droits des employés concernés et la mission historique de l’UNRWA auprès des réfugiés palestiniens.
M. S.














































