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Importations : surveillance sanitaire

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L’Algérie n’est pas « Dar Khali Moh » ! Les Algériens comprendront l’expression. Aux États-Unis, première puissance mondiale, les voyageurs doivent déclarer, aux frontières, les produits alimentaires qu’ils transportent. Une déclaration obligatoire qui n’exonère pas la saisie des produits qui y sont mentionnés. Dans notre pays, nous ne sommes pas encore dans cette rigueur mais nous n’en sommes plus très loin. Il faut dire que jusque-là et comme mentionnés par le ministère du Commerce intérieur « le contrôle de la conformité des produits importés aux frontières s’effectue selon les priorités fixées par l’administration chargée de la protection du consommateur et de la répression des fraudes. Ces priorités sont fixées en fonction de l’évaluation des risques que présente le produit importé, liés à sa nature, à sa composition et à son origine et/ou à sa provenance ». Autant dire à l’intuition. Il faut préciser que ce procédé découle du décret exécutif 05-467 du 10/12/2005. Lors du Conseil des ministres de dimanche dernier, ce dossier a été réouvert et des instructions ont été données. « Concernant le suivi du renforcement des mécanismes de contrôle des produits destinés à la consommation et le développement des capacités des laboratoires : – Monsieur le président de la République a chargé les ministères du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national et de la Santé de mettre en place et de gérer des laboratoires dans l’ensemble des ports et des aéroports du pays pour assurer le contrôle des produits destinés à la consommation. – Le ministère du Commerce intérieur se charge du contrôle des produits destinés à la consommation, y compris les viandes sous toutes leurs formes, tandis que le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche prend uniquement en charge le contrôle de la qualité des céréales, tous types confondus. – Monsieur le Président a ordonné la mise en place d’équipes spécialisées, formées par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et supervisées sur le terrain par le ministère du Commerce intérieur, chargées de contrôler les produits destinés à la consommation lors de leur transport sur les routes, en coordination avec les services de sécurité ». Il ne s’agit plus d’examens des documents ou de contrôle visuel. Il est question de « laboratoires et de développement de leurs capacités ». D’ailleurs et toujours sur instruction du président Tebboune, 8 ports algériens ont été dotés de laboratoires mobiles. Ils sont opérationnels depuis novembre dernier. Pour sa part, le ministère de la Santé a présidé une réunion, le 16 mai dernier, qui a regroupé tous les secteurs concernés par ce contrôle afin d’adopter « une stratégie nationale globale et intégrée de contrôle des produits importés aux frontières… ». Nonobstant ces mesures déjà en place ou en voie de l’être, le président de la République a ordonné le contrôle sanitaire des produits importés. Aux frontières et même sur les routes. Signes de rigueur et de grande vigilance !
Zouhir Mebarki

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