Bengrina rend hommage à la femme agressée qui a brandi son portrait

Le candidat à la présidentielle, Abdelkader Bengrina, a profité du tapage médiatique et de la vague d’indignation sur les réseaux sociaux, suscité, par l’agression d’une femme brandissant un portrait de ce candidat par des citoyens opposés à l’animation d’un meeting par le chef du Mouvement El-Binaa à Boumerdès, dans le cadre de sa campagne électorale, pour le scrutin de la présidentielle du 12 décembre prochain, pour adresser des critiques au mouvement populaire pacifique, et aussi aux partis et acteurs de la société civile. Au siège du parti à Dély Brahim, Bengrina a rendu un hommage devant les journalistes à Nabila Ata-Allah, venue avec sa famille. « En Algérie, il y a des gens qui se proclament démocrates, mais qui n’ont rien à voir avec la démocratie ». À l’adresse des partis de l’opposition qui n’ont pas « daigné dénoncer » cet acte commis contre un candidat à la présidentielle, il leur dira « ce n’est pas tous les gens au Hirak qui sont contre les élections » et d’affirmer « nous aussi, nous faisons partie du Hirak » avant d’ajouter que « ceux qui infiltre le Hirak pour dire non aux élections sont ceux qui ont été protégés pendant longtemps par les empires de l’argent et de la corruption » affirme le candidat Bengrina. Pour rappel, le candidat à la présidentielle du 12 décembre, Abdelkader Bengrina, a eu un accueil peu chaleureux, avant hier, dans l’après-midi, alors qu’il s’apprêtait à tenir son meeting électoral à Boumerdès. Des dizaines de citoyens se sont rassemblés devant la maison des jeunes, Sennani Saïd, lieu du meeting de Bengrina, pour dénoncer sa venue et exprimer leur opposition au scrutin de la présidentielle, avec les cris de “Bengrina dégage ! » «Makache el vot  (il n’y aura pas de vote :Ndlr)! » ou “Ba3ouha ya 3li”, (ô Ali, « allusion au martyr Ali La pointe) ils ont vendu le pays). Ce n’est que vers 15H30, que Bengrina et son équipe ont pu tenir leur meeting, suite à l’intervention des Forces de l’ordre. Prenant la parole, le candidat a déclaré devant ses sympathisants que « des résidus de la 3issaba (la bande Ndlr)  activent toujours au sein des Institutions de l’État pour empêcher tout changement » dans le pay.
H. M.