Le Gouvernement a entendu, lors de sa dernière réunion, une communication relative à l’emploi de la main-d’œuvre étrangère en Algérie. L’exposé a mis en exergue l’arsenal juridique national encadrant cette question, élaboré en conformité avec les normes internationales, notamment la Convention n°97 de 1949 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les travailleurs migrants.
Le cadre réglementaire algérien consacre le principe d’égalité de traitement entre travailleurs nationaux et étrangers en matière de conditions de travail, de rémunération, de protection sociale et d’accès à la justice. Ratifiée par l’Algérie, la Convention n°97 constitue l’un des socles juridiques garantissant aux migrants des droits équivalents à ceux des travailleurs locaux, tout en fixant les obligations des États en matière de recrutement, de transfert de fonds et de non-discrimination. Les mécanismes de contrôle et d’autorisation en vigueur sont : permis de travail, contrats visés, quotas sectoriels et inspections conjointes menées par les services du travail et les services de sécurité. Objectif affiché : encadrer le recours à la main-d’œuvre étrangère selon les besoins réels du marché national, protéger les droits des travailleurs et lutter contre l’emploi informel. Au-delà du rappel réglementaire, il est intéressant d’évoquer la coopération renforcée entre l’Algérie et l’OIT. Les deux parties œuvrent à moderniser la gouvernance de la migration de main-d’œuvre à travers l’échange d’expertises, l’assistance technique et la formation des inspecteurs du travail. Plusieurs axes de collaboration ont été identifiés : amélioration des systèmes d’information sur le marché du travail, prévention des abus liés au recrutement international, promotion du travail décent et renforcement des capacités de contrôle. Cette dynamique s’inscrit dans l’agenda du travail décent de l’OIT et dans les engagements internationaux de l’Algérie en matière de droits humains et sociaux. La coopération porte également sur l’adaptation du dispositif national aux évolutions du marché : métiers en tension, transfert de compétences, mobilité régionale Sud-Sud et encadrement des flux dans les secteurs stratégiques comme le BTPH, l’énergie et l’agriculture. L’Algérie et l’OIT partagent l’objectif de concilier attractivité économique, protection des travailleurs et respect des normes internationales.
A. N.













































