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À l’occasion de la fête de l’indépendance du pays : Le RCD appelle à un « compromis » démocratique

Via un post publié sur sa page Facebook, à la veille de la célébration, dimanche dernier, du 58éme anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbas, a lancé un message aux Algériens, pour un « compromis démocratique » qui doit passer inévitablement par « un débat adulte et loyal ».
Un appel solennel à toutes les forces vives du pays pour fédérer les efforts, en vue de dépasser les divergences et éviter l’accessoire pour se consacrer à l’essentiel. Pour le responsable du RCD,  « quels que soient nos programmes politiques, quelles que soient nos convictions » seul le débat, poursuit-il « adulte et loyal permet de dégager un compromis démocratique sur les règles qui nous garantiront de nous exprimer librement, de nous organiser librement et de manifester librement » , a soutenu, le successeur de Saîd Sadi, à la tête de cette formation politique du courant des démocrates. Plus explicite, il écrit qu’ « en d’autres termes, il s’agit de définir et de rendre inviolables des règles démocratiques » pour l’exercice, cite-t-il, de la compétition politique, de l’accès et de l’alternance au pouvoir, dans l’objectif, selon le RCD « d’un vivre ensemble dans le progrès et l’édification d’un État de droit démocratique ». Un État de droit, poursuit le responsable politique, «  garantissant l’égalité devant la loi entre tous les citoyens indépendamment de leur langue maternelle, de leurs croyances, de la couleur de leur peau ou de leur sexe. » a-t-il précisé. En dépit des divergences et des visions différentes des uns et des autres, le chef du RCD, un parti né au lendemain de l’avènement du multipartisme en Algérie se dit convaincu que « les Algériennes et les Algériens avec leurs différences peuvent » affirme-t-il « se rencontrer, échanger et débattre dans la sérénité pour faire sortir leur pays de l’impasse » dans laquelle l’a mené, poursuit-il « un système autoritaire, injuste, irresponsable, corrompu et incapable de s’amender ». Pour le RCD, comptant, pour rappel parmi les membres composant le Pacte de l’alternative démocratique (PAD) « Laisser le pays otage d’un tel système c’est se rendre complice d’un chaos inéluctable » a-t-il estimé, avant d’appeler les Algériens à « continuer d’agir dans la lucidité et avec intelligence pour mettre un terme » cite-t-il, «  à la violation de la loi et des droits humains, de confiscation de la richesse nationale, d’absence de légitimité populaire et de spoliation de la souverainté du peuple » conclut le président du RCD.
Brahim Oubellil