1ER JOUR DE L’AÏD EL-ADHA : Les commerces et les pharmacies manquent à l’appel

Nombre de commerces et pharmacies sont restés fermés, dimanche, au premier jour de l’Aïd El-Adha, à Alger. En plus de ça, des perturbations ont été enregistrées, a-t-on constaté, en matière d’approvisionnement en aliments, surtout en pain.
Plusieurs commerçants et pharmaciens n’ont pas respecté le programme de permanence durant l’Aïd El-Adha en dépit des mesures prises par le ministère du Commerce. Boulangeries, pharmacies, supérettes, alimentations générales, cafétérias etc., ont été fermées et le citoyen a eu du mal, à cet effet à trouver du pain ou de médicaments qui lui sont prescrits surtout que l’insolation, la déshydratation et les intoxications trouvent leur plein sens durant ces moments  caniculaires : «Je suis obligé d’effectuer de longs déplacements pour s’approvisionner en produits alimentaires », a fait remarquer, Rabah, 43 ans, habitant à Hussein-Dey. Avant de s’exclamer : «Je ne comprends pas pourquoi la plupart de commerçants baissent leurs rideaux à chaque arrivée de fête religieuse … franchement cela devient un problème récurrent pendant l’Aïd.»

Le programme de permanence n’a pas été respecté
Le même constat est observé pour la région ouest d’Alger à Ouled Fayet, Chéraga, et Aïn Bénian,…..certains commerçants n’ont pas, aussi respecté les permanences de l’Aïd El-Adha : «Les épiciers sont pratiquement fermés parce que la plupart d’entre eux ne sont pas d’Alger», nous confirme, Slimane, rencontré devant une supérette fermée à Aïn- Bénian. Celui-ci ajoutera, d’autre part que : « le programme de permanence de l’Aïd n’a pas été respecté, comme vous-voyez, tout est fermé, les alimentations générales, les vendeurs de fruits et légumes mais aussi, les salons de thé, cafétérias, n’ont pas respecté la loi. » De même pour les régions de l’est d’Alger, à El Harrach, par exemple, les produits de large consommation tels que les légumes et fruits et le pain, n’étaient pas disponibles au premier jour de l’Aïd. Par ailleurs, il a été constaté que certains pharmacies ont baissé rideau pendant l’Aïd : «Comme vous-voyez… j’ai eu une blessure au niveau de ma main lors de l’égorgement de mon mouton, j’ai cherché du sparadrap et de la «Bétadine» pour soigner rapidement la blessure, j’ai trouvé le pharmacien d’à côté fermé… c’est insupportable», nous a affirmé, Mohamed, un père de famille, rencontré à Ouled Fayet.

Des coupures et des perturbations de l’AEP
Plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Ouled Fayet (Cité Moulahoum) et Birkhadem (Centre) ont souffert de perturbations dans l’alimentation en eau potable durant le premier jour de l’Aïd. L’un des citoyens de la commune d’Ouled Fayet affirme que la perturbation dans la distribution de l’eau dure depuis le début de l’été. Avant de préciser : «Dans cette région les coupures d’eau sont vraiment fréquentes». Notre interlocuteur tient à nous révéler encore que : «Nous avons passé un Aïd sans eau, on a eu du mal à nettoyer les abats et les espaces tachés du sang du mouton». D’autres citoyens du quartier «Moulahoum» ont exprimé leur mécontentement surtout avec les coupures de distribution de l’eau de plus en plus fréquentes et notamment durant l’Aïd El-Adha : «Ce problème persiste même durant la fête de l’Aïd, malgré que toutes les mesures ont été prises pour assurer l’approvisionnement continu en eau et le bon fonctionnement des réseaux d’assainissement durant les deux jours de l’Aïd», réplique, Tahar, un habitant du quartier. Un autre problème de perturbation en alimentation de gaz, notamment au quartier «Les Castors» à Bordj El-Kiffan. Un de ces habitants, nous affirmera qu’il est inconcevable de laisser la population sans gaz le jour de l’Aïd, ce dernier répliquera, dans le même ordre d’idées que : «Nous avons utilisé des bouteilles de gaz butane pour la cuisine.»
Mehdi isikioune