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TRANSPORT PUBLIC À L’ARRÊT : Et si l’état met les bus au service du personnel médical ?

Les mesures exceptionnelles liées à la lutte contre la propagation du Covid-19 sont entrées en vigueur hier. Désormais les moyens de transport en commun sont hors service. Mais est-ce que les autorités ont pensé au personnel médical qui doit assurer sa mission dans les différentes infrastructures hospitalières, notamment ceux qui ne sont pas véhiculés ?
Une telle décision ne sera pas sans impact sur cette catégorie. L’état est appelé à intervenir pour faciliter la tâche et offrir toutes les conditions professionnelles nécessaires à cette corporation, puisque c’est sur elle que reposent les espoirs de lutte contre le Coronavirus et le sauvetage des vies humaines. Le personnel médical est aux avant-postes de cette guerre sanitaire. Donc il va falloir lui accorder plus d’attention et l’encourager dans sa mission, en le protégeant sérieusement dans la mesure où il est le premier soldat qui intervient pour faire face aux risques provoqués par ce virus mondial mortel. à titre d’exemple, les pouvoirs publics peuvent mobiliser les bus de l’ETUSA et ceux du transport universitaire qui ne sont pas en service pour assurer des dessertes du personnel de la santé, au lieu de les laisser parquer sans aucune rentabilité en ce contexte de crise sanitaire. C’est un potentiel d’une capacité importante capable de soulager nos médecins et infirmiers dans leur combat quotidien contre le Coronavirus.
Nécessité oblige ! Les bus sont disponibles, donc pourquoi ne pas les mobiliser pour cette cause nationale qui est la lutte contre la propagation du Covid-19 ? L’État doit réagir en urgence pour faciliter la mission des médecins, des infirmiers, de toute personne travaillant dans les hôpitaux. Ce sont eux qui se trouvent en première ligne face aux dangers qui menacent leur santé, et qui travaillent jour et nuit pour alléger les souffrances des citoyens. Aidons-les à assurer cette noble mission qu’ils font avec bravoure, malgré le manque de moyens.
Cette mesure doit se généraliser au niveau des entreprises privées qui doivent mettre la main à la pâte et travailler en collaboration avec l’État pour réussir ces actions importantes dans le contexte actuel marqué par la propagation du Covid-19.
Le moment est propice pour le réveil des consciences et le retour aux reflexes de solidarité pour faire face à cette menace et pallier aux insuffisances qui existent déjà dans notre système sanitaire. L’élan de la solidarité est sollicité et doit s’élargir. Les Algériens l’ont prouvé par le passé dans des situations de crise. L’appel est lancé aux taxis et aux entreprises privées pour accompagner les institutions sanitaires, sans lesquelles nous ne pouvons pas sortir indemnes. C’est un devoir civique, fraternel et humain de se mobiliser, chacun avec ses moyens, pour lutter contre le coronavirus et apporter le soutien nécessaire à toutes les institutions sanitaires.

Le privé, le patronat… manifestez-vous !
Depuis quelques jours, l’état a mobilisé les infrastructures touristiques publiques (établissements hôteliers et complexes touristiques) pour le confinement des ressortissants algériens venus des pays étrangers et éventuels cas du Corona. Trente (30) infrastructures publiques avec une capacité de 6 900 lits ont été mises à disposition. Mais qu’en est-il de celles privées ? Hormis quelques exceptions, ils sont aux abonnés absents.
Rappelons que l’Algérie est passée au stade supérieur de l’épidémie. La situation de la propagation du coronavirus se développe rapidement et «l’Algérie passe au niveau trois de l’épidémie» et se prépare au pire a affirmé hier, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid.
Toutes les parties, à commencer par l’état et ses démembrements, sont invitées à travailler en coordination et organisation afin de surpasser cette crise sanitaire qui frappe le monde entier et l’Algérie aussi.
H. Hadjam