Les épreuves du BEM 2026 sont derrière nous. Elles viennent d’avoir lieu. Visiblement dans de bonnes conditions. Celles du BAC auront lieu du 7 au 11 juin prochain. C’est-à-dire dans deux petites semaines. Ces deux examens font partie d’un processus d’évaluation d’étapes et de capacités de nos élites de demain. C’est ce qui rend ces deux rendez-vous importants, très sensibles et même cruciaux. Dans le contexte géopolitique actuel marqué, depuis moins d’une décennie, par un développement remarquable de notre pays en tous points au point de réveiller de vieilles haines qui sommeillaient chez des nostalgiques de la colonisation. Ces deux examens qui répondent à des objectifs stratégiques, sont ciblés par une coalition formée de rejetons d’anciens colons, d’héritiers d’anciens et de nouveaux harkis, des voisins jaloux de nos performances. Tous ces haineux regroupés en associations de malfaiteurs pour tenter de dévaloriser ces rendez-vous importants dans la vie de notre nation. Comment ? Par divers procédés. Fuites des sujets ou supposés comme tel en utilisant la rumeur, transmission des réponses par internet, etc. Leur mise à jour des procédés est diabolique. Cette année, l’introduction de l’intelligence artificielle (IA) permet d’éviter la fuite des sujets dont la localisation et l’identification des auteurs est relativement facile. Avec l’IA, il est possible d’obtenir les réponses aux sujets aussitôt après leur distribution. Le tout via les réseaux sociaux. C’est pourquoi, dans les préparatifs du BAC 2026, s’est tenue une journée d’étude, dimanche dernier, sur la lutte contre la fraude dans les examens du BEM et du Baccalauréat, organisée par la Cour d’Alger. Au cours de cette rencontre, le représentant de l’organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux TIC (ONPLICTIC), le commandant Salah Eddine Benaïcha, a annoncé une nouveauté cette année dans le dispositif anti-fraude. Il s’agit de « l’ouverture de canaux de communication avec les grandes plateformes sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et Tiktock, pour l’activation des mécanismes de détection et le signalement immédiat sur les sites et les pages de phishing, pour les bloquer ». Pour le président de la Cour d’Alger, Mohamed Bouderbala, « les examens de fin d’année ne sont pas juste une épreuve, mais un contrat de confiance entre l’État et la société…de la confiance de la société en l’école et de la crédibilité du diplôme national…La fraude n’est plus considérée comme une infraction individuelle, mais comme une véritable menace scientifique de l’État et de la société…l’intégrité des examens est devenue l’un des intérêts fondamentaux de l’État qui veille à une protection pénale, en raison de son lien avec la sécurité scientifique de la société et la crédibilité de la compétence nationale». Conscient de la gravité de cette menace, le président Abdelmadjid Tebboune a, dès son arrivée à la tête de l’État, instruit le gouvernement d’élaborer un projet de loi, modifiant et complétant le code pénal, à présenter au Parlement.
Ce qui lui a permis de signer le 28 avril 2020 la loi n° 20-06 qui a été publiée le lendemain au Journal officiel. Au chapitre 9 de cette loi qui concerne « l’atteinte à l’intégrité des examens et concours ». Il est prévu à l’article 253 bis 8 « La peine est la réclusion criminelle à temps de sept (7) ans à quinze ans (15) ans et l’amende de 700 000 DA à 1 500 000 DA, si la commission des actes mentionnés à l’article 253 bis 6 a pour conséquence l’annulation totale ou partielle de l’examen ou du concours ». Oui vous avez bien lu, la condamnation peut aller jusqu’à 15 années de prison et 150 millions de centimes d’amende. Ce n’est pas tout, l’article suivant 253 bis 9 précise que « La tentative des délits prévus par le présent chapitre est punie des mêmes peines prévues pour l’infraction consommée ». Ceci sans compter les peines complémentaires d’inéligibilité à l’examen en question. Très sincèrement, un jeune candidat qui sait ce qu’il encourt peut-il se laisser entrainer par des esprits malfaisants et tenter de tricher ? Ou bien choisira-t-il de passer l’épreuve comme ses camarades avec la fierté de réussir par son savoir ? Sans hésitation possible, c’est cette deuxième attitude qui est la plus honorable et dont il sera fier sa vie durant. Quand les esprits malfaisants agissent de l’étranger, le seul à « payer la note » sera le jeune candidat. À méditer !
Zouhir Mebarki
zoume600@gmail.com











































