Dans un nouveau rapport rendu public lundi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a appelé l’entité sioniste à prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir les actes de génocide dans la bande de Ghaza, tout en évoquant des signes préoccupants de « nettoyage ethnique » en cours à Ghaza et en Cisjordanie occupée. Le document, couvrant la période allant du 7 octobre 2023 à mai 2025, estime que les opérations menées par l’armée sioniste dans l’enclave palestinienne constituent de « graves violations du droit international », pouvant dans de nombreux cas s’apparenter à des crimes de guerre et à d’autres atrocités. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, souligne dans ses conclusions la nécessité pour l’entité sioniste de respecter les mesures provisoires ordonnées en 2024 par la Cour internationale de Justice, l’enjoignant de prévenir tout risque d’actes de génocide à Ghaza. Il appelle également les autorités israéliennes à garantir, « avec effet immédiat », que leurs forces armées ne se livrent à aucun acte pouvant relever du génocide, et à adopter des mesures pour prévenir et sanctionner toute incitation en ce sens. Le rapport mentionne par ailleurs des violations graves attribuées à des groupes armés palestiniens lors de l’attaque initiale et au cours du conflit. Selon les données citées par le rapport, plus de 72 700 Palestiniens auraient été tués dans la bande de Ghaza depuis le début de la guerre, d’après le ministère de la Santé local. La majorité des victimes seraient des civils, parmi lesquels un nombre particulièrement élevé d’enfants, de journalistes, de personnels médicaux et de travailleurs humanitaires. Le rapport du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme insiste enfin sur l’ampleur des impacts humanitaires du conflit et appelle à un renforcement des obligations de protection des populations civiles en vertu du droit international humanitaire.
M. S.















































