Le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a eu un entretien en tête-à-tête avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger, pays frère, Bakary Yaou Sangaré qu’il a reçu mardi au siège du ministère, dans le cadre de la visite officielle qu’il effectue en Algérie au sein d’une importante délégation multisectorielle.
Cet entretien a été suivi d’une séance de travail élargie aux membres des délégations des deux pays, indique un communiqué du ministère. Les entretiens entre les deux ministres ont permis de « procéder à une évaluation approfondie et globale des démarches concrètes entreprises par les deux parties afin de mettre en œuvre les décisions prises par les dirigeants des deux pays, le président Abdelmadjid Tebboune, et le président Abdourahamane Tiani, lors de leurs entretiens à Alger en mars dernier », ajoute la même source. Les deux ministres ont, dans ce cadre, passé en revue les « progrès positifs » accomplis dans le renforcement de la coopération bilatérale dans nombre de domaines définis comme vitaux et prioritaires lors des travaux de la 2e session de la Grande commission mixte, tenue à Niamey les 23 et 24 mars 2026, notamment l’énergie, les infrastructures, le commerce, l’industrie, l’agriculture, les finances, les transports, la santé et la formation des ressources humaines, conclut le communiqué. À la faveur de la venue à Alger du président nigérien, Abdourahamane Tiani, en février dernier, l’Algérie et le Niger avaient mis fin à une période inhabituelle marquée par une certaine froideur. Cette visite a renforcé les liens de fraternité et d’amitié entre les deux pays, en tant que voisins, frères et amis. À cette occasion, le président Tebboune avait affirmé la volonté de l’Algérie de préserver l’amitié entretenue avec le Niger depuis des générations, assurant que la relation qui unit les deux pays frères et voisins sera un exemple en Afrique.
La visite du président Abdourahamane Tiani avait été couronnée par un communiqué conjoint, dont il est important de rappeler le volet politique. En effet, le communiqué a souligné la volonté commune des deux présidents de surmonter les difficultés conjoncturelles afin de préserver l’exemplarité de leurs relations et de faire face ensemble aux défis régionaux. L’attachement aux principes fondateurs des relations bilatérales a été réaffirmé, à savoir le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque État, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la solidarité effective face aux menaces communes. La situation au Sahel a pris une part importante dans ce communiqué. Les deux présidents ont exprimé leur conviction que l’avenir du Sahel sera construit par les pays de la région eux-mêmes, à travers des solutions locales et inclusives. Ils ont mis l’accent sur le fait que l’héritage historique commun, l’unité des ambitions et des aspirations ainsi que la communauté de destin face aux défis régionaux constituent des facteurs mobilisant l’ensemble des pays du Sahel et du Sahara. Ils ont, en outre, réitéré leur rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires du continent. Face à la persistance des menaces terroristes et la criminalité transfrontalière, qui constitue une préoccupation commune aux deux pays, les dirigeants des deux pays ont affirmé que la sécurité de l’un est indissociable de celle de l’autre.
La réactivation immédiate des mécanismes algéro-nigériens concernés afin de renforcer le contrôle des frontières et de coordonner les stratégies de lutte contre le terrorisme et les fléaux y afférents, est apparue comme une nécessité immédiate. Les deux présidents ont décidé de maintenir les relations diplomatiques au plus haut niveau et de relancer les mécanismes de coopération bilatérale. C’est dans ce cadre que s’est tenue la réunion de la Haute Commission mixte algéro-nigérienne à Niamey en mars dernier.
M’hamed Rebah















































