Un communiqué de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), publié lundi dernier, indique qu’un total de 24.727.041 électeurs sont inscrits après la révision exceptionnelle des listes électorales pour les législatives du 2 juillet prochain. Dans ce chiffre il y a 23 872 756 électeurs à l’intérieur du pays et 854.285 électeurs algériens établis à l‘étranger. On relèvera également que ce total comprend 13 255 949 hommes et 11 471 091 femmes. La mise à jour comprend la soustraction des décès et ceux qui ont « perdu le droit de vote », c’est-à-dire par décision de justice. Si le nombre des électeurs est supérieur à celui des électrices cela tient à la prédominance de la population masculine comme précisé par l’ONS (office national des statistiques). De toutes ces précisions concernant l’évolution des listes électorales, il y en a une qui attire plus l’attention. Celle de la tranche d’âge. Alors que l’État encourage les jeunes et les femmes à se porter candidats, les plus de 40 ans forment les 2/3 de l’électorat du 2 juillet prochain. C’est dans cette tranche d’âge que se trouvent les plus conservateurs des Algériens. Les candidates seront mises à rude épreuve. L’État peut rendre obligatoire des quotas de candidatures mais il lui est impossible de toucher au droit de vote. Même pour les jeunes candidats, une inconnue demeure. L’expérience en politique qu’ils n’ont pas incitera-t-elle les électeurs plus âgés à leur accorder leurs voix ? Ou bien leur jeunesse est cette marque d’intégrité qui attirera les voix des aînés ? On en saura plus avec les résultats du scrutin. Mais pour maintenir une avancée réelle dans les mentalités, les plus de 11 millions d’électrices peuvent, si la solidarité est au rendez-vous, faire contre-poids aux conservateurs et donner leurs voix aux candidates. Le sang neuf espéré au parlement a toutes les chances de se frayer un chemin. Et de donner des bilans d’activités historiques des députés, jeunes et femmes. Pour la bonne raison que les tares du passé ont été repoussées. Les conditions de moralité et d’intégrité sont actuellement réunies dans le dispositif législatif qui découle de la constitution de 2020. Nul doute que les électeurs aspirent au changement des mœurs politiques dans le pays. Le seul moyen d’y arriver est qu’ils donnent leurs voix aux jeunes et aux femmes. Les résultats de cette confiance seront historiques et un nouveau départ dans la pratique parlementaire au service du citoyen. Et non l’inverse comme c’était le cas par le passé. Depuis la constitution de 2020 jusqu’à Loi organique du 4 avril 2026 modifiant l’ordonnance du 10 mars 2021 du régime électoral en passant par la loi du 23 avril 2026 des partis politiques qui a abrogé celle du12 janvier 2012, ce sont autant de textes qui ont éliminé les travers que trainait la fonction parlementaire jusque-là. Tous les patriotes devraient participer à « la grande lessive » en cours dans l’exercice politique. Il suffit de voter massivement le 2 juillet prochain !
Zouhir Mebarki










































