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Musée Ahmed-Zabana d’Oran : Atelier de formation sur la protection juridique des biens culturels

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Le thème de  » la protection juridique des biens culturels  » a été au centre d’un atelier de formation organisé, lundi au Musée public national Ahmed-Zabana, dans le cadre du Mois du patrimoine, placé sous le slogan :  » Notre patrimoine notre civilisation « .
Cet atelier, auquel ont participé des représentants des différents corps de sécurité, des douanes, de la Protection civile, ainsi que des étudiants en sociologie de l’Université Oran 1  » Ahmed Ben Bella « , a été organisé à l’occasion de la clôture des activités du Mois du Patrimoine (18 avril-18 mai) et de la célébration de la Journée internationale des musées, a indiqué le Directeur du Musée Ahmed-Zabana, Hichem Sekkal. Cette rencontre constitue un espace d’échange d’expériences autour des mécanismes de prévention, d’intervention et de coordination dans le domaine de la protection du patrimoine culturel national. Elle vise également à mettre en lumière le cadre législatif et réglementaire relatif aux biens culturels, ainsi qu’à souligner le rôle des services de sécurité dans la lutte contre les crimes portant atteinte au patrimoine culturel, a affirmé Rachida Houari, cheffe du département des activités et de la recherche au sein du musée. Dans ce contexte, le commandant de la brigade de protection des biens culturels de la Gendarmerie nationale d’Oran, l’adjudant Abdelkader Boudia, a mis en avant « le rôle de la Gendarmerie nationale dans la protection du patrimoine culturel, ainsi que les missions confiées à la brigade spécialisée, notamment l’élaboration de cartes recensant l’ensemble des biens culturels, l’inventaire de tous les biens culturels présents sur le territoire de compétence de la brigade en coordination avec les directions de la culture et les associations, ainsi que la surveillance de la sécurité des sites archéologiques « . Après avoir abordé les notions générales relatives au patrimoine culturel national, sa classification et les conventions ratifiées par l’Algérie dans le domaine de la protection du patrimoine culturel, le même intervenant a souligné que  » la protection du patrimoine culturel constitue une question d’un grand intérêt pour les autorités « . Il a rappelé, dans ce cadre, la promulgation de la loi 98-04 relative à la protection du patrimoine culturel, ainsi qu’un ensemble de décrets complémentaires. Cette loi, composée de neuf chapitres et de 108 articles, prévoit des dispositions pénales concernant les actes constituant des infractions passibles de poursuites judiciaires, a-t-il ajouté dans son intervention intitulée  » Protection des biens culturels « . Il a également évoqué d’autres textes juridiques protégeant le patrimoine culturel national, tels que le Code des douanes et le Code maritime, ainsi que divers mécanismes de préservation des biens culturels.
A cette occasion, plusieurs exemples d’affaires traitées par la brigade de protection des biens culturels de la Gendarmerie nationale ont également été présentés. De son côté, la cheffe du service de l’inventaire au Musée public national Ahmed-Zabana, Faïza Guelal, a affirmé que  » l’Etat a déployé d’importants efforts pour la protection, la sauvegarde et la valorisation du patrimoine, à travers la mise en place de lois visant à lutter contre les différentes formes de pillage, de falsification, de trafic et de vol du patrimoine « . Dans son intervention intitulée  » La protection pénale des biens culturels « , elle a mis l’accent sur les sanctions relatives aux atteintes au patrimoine culturel national.
La même intervenante a estimé que  » la protection du patrimoine culturel est une responsabilité collective qui ne se limite ni aux services de sécurité, ni aux institutions culturelles habilitées à le protéger, ni aux spécialistes et chercheurs « . Elle a également souligné que  » le musée sensibilise les visiteurs à l’importance de la préservation du patrimoine, car le citoyen a une grande responsabilité dans la protection de son héritage culturel « .

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