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RAFFINAGE DE PÉTROLE EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE ARABE : L’Algérie, un acteur de premier plan

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Selon les données compilées par l’Energy Research Unit (basée à Washington), l’Algérie se positionne comme un acteur de premier plan dans le secteur du raffinage de pétrole en Afrique, avec une capacité totale estimée à environ 677 000 barils par jour.
Elle se classe ainsi troisième sur le continent après le Nigeria (1,125 million de barils par jour) et l’Égypte (893 000 barils par jour), selon les données de l’Energy Research Unit. La raffinerie de Skikda avec une capacité de 355 000 barils par jour, soit près de la moitié de la capacité de raffinage nationale, fait partie du classement des premières plus grandes raffineries dans les pays arabes. En même temps, la raffinerie de Skikda arrive en tête des plus grandes raffineries d’Algérie et d’Afrique. Cette raffinerie joue un double rôle, en répondant à la demande intérieure et en stimulant les exportations, grâce aux avantages qu’offre sa situation sur la côte méditerranéenne et à sa capacité à produire une large gamme de dérivés pétroliers, selon les données de l’Energy Research Unit. Les raffineries en Algérie jouent un rôle crucial pour satisfaire la demande intérieure en carburants, tout en contribuant aux exportations de produits pétroliers. Environ 52 % de la production est destinée au marché intérieur pour l’approvisionnement en essence, gazole, kérosène et bitume, tandis que le reste est alloué à l’exportation, notamment au naphta, au fioul et aux produits pétrochimiques, selon les données de l’Energy Research Unit. L’Algérie n’importe plus de carburants depuis 2020 et continue de renforcer sa position régionale en développant ses infrastructures de raffinage et les complexes de Sonatrach, réduisant ainsi sa dépendance aux importations de carburants et renforçant sa sécurité énergétique. On sait que la Sonatrach a un ambitieux programme structurant dédié au raffinage et à la pétrochimie, avec des projets de taille mondiale en cours de réalisation, qui sont destinés à réduire les importations et atteindre l’autosuffisance. Parmi ces projets actuellement en phase de construction, réalisés en efforts propres par le groupe le complexe MTBE (Méthyl Tert-Butyl Ether) à Arzew, un additif, actuellement importé, utilisé dans la formulation de l’essence, le complexe LAB (Linéaire Alkylbenzène) à Skikda dont le produit est mis au service de l’industrie des détergents et des nettoyants, et le complexe STEP/PDH PP à Arzew, pour la production du polypropylène. Les données de l’Energy Research Unit indiquent que la capacité totale de raffinage en Afrique a atteint 4,17 millions de barils par jour en 2025, contre 4,14 millions de barils par jour en 2024, tandis que la production effective s’est établie à environ 2,37 millions de barils par jour. Ce constat reflète un écart persistant entre la capacité de raffinage et la production réelle sur le continent. À l’échelle continentale, les pays africains dépensent entre 60 et 90 milliards de dollars par an pour importer des produits pétroliers, alors qu’ils possèdent environ 119 milliards de barils de réserves de pétrole, soit 8 % des réserves mondiales. Cela souligne l’importance du développement des capacités de raffinage locales, selon les données de l’Energy Research Unit. L’Afrique connaît des transformations progressives avec la mise en service de grands projets tels que la raffinerie Dangote au Nigéria et l’extension des capacités de raffinage en Égypte.
M. R.

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