Le ministre d’État et ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a réaffirmé à une délégation du ministère du Pétrole de la République du Niger, conduite par le secrétaire général du ministère, Abdelkrim Mohamed Ali, et accompagnée du directeur général de la Compagnie nationale du pétrole (SONEDIP), qu’il a reçue, hier, la volonté de l’Algérie, par l’intermédiaire du Groupe Sonatrach et de ses filiales, d’accompagner le Niger dans le développement de son secteur des hydrocarbures. Cet accompagnement se traduira par le transfert d’expertise et de savoir-faire algériens, ainsi que par l’intensification des programmes de formation destinés aux cadres et techniciens nigériens, en particulier par le biais de l’Institut algérien du pétrole et des différentes écoles et instituts spécialisés de Sonatrach. Les deux parties ont également discuté des moyens de renforcer leur coopération tout au long de la chaîne de valeur des hydrocarbures, notamment dans les domaines du raffinage et de la pétrochimie, du forage et du développement des gisements, de la maintenance des installations et du développement des activités liées aux produits pétroliers au Niger, avec la contribution du Groupe Naftal. Cette coopération inclut la promotion du contenu local et l’échange d’expertise dans les domaines de la gestion des données pétrolières, de l’environnement et des services pétroliers. Au cours de la réunion, tenue au siège du ministère, les résultats de la visite technique qui a conduit la délégation nigérienne sur plusieurs installations et infrastructures de Sonatrach à Boumerdès et Hassi Messaoud ont été examinés. La délégation a été informée des capacités et de l’expertise techniques et humaines de l’Algérie dans les domaines de l’exploration, de la production, de la formation et des services pétroliers. Des présentations techniques et des visites de terrain lui ont permis de constater par elle-même le niveau de compétence et d’expertise des professionnels algériens dans les différents secteurs de l’industrie pétrolière et gazière. De son côté, la délégation nigérienne s’est déclarée très satisfaite du niveau de coopération entre les deux pays et a salué l’accueil chaleureux et la qualité du programme technique et scientifique qui lui a été proposé lors de sa visite. Ils ont également salué la vaste expérience du Groupe Sonatrach, compte tenu de son rôle dans le développement des compétences et de l’expertise énergétiques en Afrique. À l’issue de la réunion, les deux parties ont réaffirmé leur engagement commun à renforcer le partenariat algéro-nigérien dans le secteur des hydrocarbures et à intensifier les échanges techniques et scientifiques entre les institutions des deux pays. L’objectif est de favoriser le développement économique et de renforcer la coopération intra-africaine dans l’industrie pétrolière et gazière. La rencontre a eu lieu dans le cadre de la visite de travail en Algérie, depuis hier, d’une importante délégation ministérielle nigérienne, conduite par le ministre d’État chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration territoriale du Niger. Pour rappel, en marge des travaux de la 2e session de la Grande Commission mixte de coopération algéro-nigérienne, tenue à Niamey (Niger) les 23 et 24 mars courant, coprésidée par le Premier ministre, Sifi Ghrieb, et son homologue nigérien, Ali Lamine Zeine Mahaman, un mémorandum d’entente a été signé entre l’Algérie et le Niger dans le domaine des hydrocarbures, visant à promouvoir la coopération bilatérale à travers le développement de projets conjoints. Le mémorandum a été signé par Mohamed Arkab et le ministre du Pétrole du Niger, Hamadou Tini, dans le cadre du renforcement des relations de coopération bilatérale et de l’élargissement des domaines de partenariat entre les deux pays dans le secteur des hydrocarbures. Entre autres domaines de coopération figurent aussi la poursuite des activités de recherche et d’exploration dans le champ de Kafra, au nord du Niger, la modernisation et l’amélioration des performances de la raffinerie de Soraz, le développement du complexe pétrochimique de Dosso, ainsi que la coordination dans la mise en œuvre du projet de gazoduc transsaharien (TSGP), en sus de l’échange d’expertises dans les aspects techniques et environnementaux y afférents.
M. R.














































