Tebboune-erdogan

RÉUNION DU FORUM D’AFFAIRES ALGÉRO-TURC : Atteindre 10 milliards USD d’échanges commerciaux

La Turquie mise gros sur le marché algérien et la forte délégation d’hommes d’affaires qui a accompagné le président Erdogan, en visite de deux jours, depuis hier, en Algérie, en dit long sur les ambitions qu’elle a conclues avec l’Algérie. Ainsi, les deux parties tablent sur un volume de 10 milliards de dollars/an d’échanges commerciaux comme objectif à atteindre dans un proche avenir. D’ailleurs, les délégations patronales des deux pays s’attellent sans délais à mettre en place les mécanismes d’application pour donner un effet immédiat à cet objectif. À la clé, les travaux du Forum d’affaires algéro-turc, qui ont débuté hier à Alger, permettant à plus de 200 opérateurs économiques participants des deux pays d’examiner les voies et moyens pour hisser les relations économiques et commerciales entre l’Algérie et la Turquie. Ce forum, qui intervient dans le cadre de la visite qu’effectue le président turc Recep Tayyip Erdogan en Algérie, à la tête d’une importante délégation, suite à l’invitation du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, est conjointement présidé par le Premier ministre, Abdelaziz Djerrad et M. Erdogan, en présence de plusieurs ministres et hauts responsables algériens et turcs. Cette rencontre permettra d’identifier les voies et moyens permettant de développer davantage la coopération économique « en vue de la hisser au niveau de l’excellence des relations politiques et d’amitié entre les deux pays ». Regroupant des chefs d’entreprises, des hommes d’affaires, ainsi que des responsables d’institutions économiques des deux pays, ce forum vise à donner une nouvelle impulsion au partenariat économique, notamment dans les domaines de l’industrie, du tourisme, de l’agriculture et des énergies. Le forum intervient aussi dans un contexte marqué par une coopération économique de plus en plus dynamique entre les deux pays ces dernières années. En vertu de nombreux accords portant sur la concrétisation de projets dans les secteurs industriel (textile, sidérurgie…), énergétique, de transport maritime et du bâtiment, la Turquie est devenue le premier investisseur étranger hors hydrocarbures en Algérie. Durant la période allant de 2003 à 2017, pas moins de 138 projets d’investissement impliquant des promoteurs turcs, devant générer 33 859 postes d’emplois, ont été déclarés au niveau de l’Andi pour un montant global de 474 milliards de DA. Près de 1 000 entreprises turques activent en Algérie, alors que la communauté turque vivant en Algérie dépasse les 10 000 personnes, dont des cadres supérieurs, des techniciens et des travailleurs exerçant dans divers domaines d’activités. En matière d’échanges commerciaux, ils se sont établis à plus de 4 milliards de dollars durant les 11 premiers mois de 2019, faisant de la Turquie le 5ème partenaire commercial de l’Algérie. Les deux pays visent à atteindre, dans les prochaines années, un volume de 10 milliards de dollars par an d’échanges commerciaux. Avant l’entame de ce Forum, des rencontres b to b entre les opérateurs des deux pays, ont été organisées, visant plusieurs domaines de coopération, notamment, l’Énergie, l’industrie, l’agriculture, la santé, les banques et les nouvelles technologies de l’information et la communication.
F. G/Aps

Le MAE émirati aujourd’hui à Alger
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale des Émirats arabes unis (EAU), Cheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan effectuera, aujourd’hui, une visite de travail en Algérie au cours de laquelle il s’entretiendra avec son homologue algérien, Sabri Boukadoum, a indiqué hier un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « Cette visite s’inscrit dans le cadre des relations de fraternité unissant les deux pays frères, et devra permettre de procéder à une évaluation de la coopération bilatérale dans toutes ses dimensions et d’examiner les perspectives de son renforcement, notamment en matière du partenariat et d’investissement », a précisé le communiqué. La visite du chef de la diplomatie émiratie constituera, également, une occasion pour les deux ministres « d’échanger autour des questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye au vu des derniers développements que connait ce pays voisin, et les efforts consentis par l’Algérie et les parties prenantes internationales afin de trouver un règlement politique mettant un terme à la crise à travers le dialogue inclusif entre les parties libyennes, loin de toute ingérence étrangère », a conclu la même source.
APS