Militaires

RasseMblement des ex-militaires sur l’autoroute Est-Ouest : La marche n’a pas eu lieu à Bouira

Ils etaient près de 500 anciens militaires dont la période de conscription a été prolongée de six mois, plus communément appelé le groupe des « 18+6 », ont tenté d’organiser de marcher, hier, à partir de la région de Lakhdaria jusqu’à Alger. Les mécontents se sont rassemblés au début de la matinée sur le tronçon autoroutier bloquant ainsi la circulation dans les deux sens. Cependant et comme il fallait s’y attendre, leur action a été avortée par les forces anti-émeutes relevant du groupement de la Gendarmerie nationale qui n’ont pas tardé à se rendre sur le lieu de la protestation. C’est vers 9h du matin que ces appelés durant les années 1992 à 1996 ont entamé leur procession depuis Lakhdaria (ouest de Bouira), en scandant des slogans tels que « Non à la marginalisation », « Nous sommes tous des Algériens » ou encore “Où sont nos droits ?”. Après avoir dépassé la bretelle de la station d’essence d’El-Arkoubi, ils ont été stoppés par les services de sécurité qui leur ont fait savoir que leur marche n’était pas autorisée et donc illégale.
Vers 10h15, une première tentative de marche vers la capitale a eu lieu au niveau de la bretelle de l’autoroute est-ouest menant vers la ville de Lakhdaria. Là, les forces anti-émeutes de la gendarmerie nationale les attendaient de pied ferme. Il régnait une tension assez palpable entre ces « collègues » séparés par les aléas de la vie. « Vous êtes des militaires comme nous et vous savez ce qu’on endure. Seulement les éléments des forces anti-émeutes ne voulaient rien entendre ils étaient là pour empêcher cette action et de maintenir l’ordre.
Pour M. Ikioussen, un appelé originaire de la wilaya de Béjaïa, il y a urgence à prendre en considération leurs revendications.
«Nous voulons la reconnaissance de la patrie pour les sacrifices consentis », a-t-il estimé. Selon lui, la catégorie de soldat à laquelle il appartient est « spécifique », dans la mesure où les appelés ont été maintenus sous les drapeaux durant six mois supplémentaires en dehors de la période légale. « Nous exigeons des indemnisations à hauteur des sacrifices qu’on a consentis au même titre que les autres citoyens mobilisés dans les rangs de l’Armée ».
Omar Soualah