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LE BAC EN TEMPS DE PANDÉMIE : Les épreuves débutent sous haute vigilance

Organisées dans un contexte sanitaire particulier, marqué par la pandémie du Covid-19, les épreuves de Baccalauréat session 2020 ont été entamées, hier, à travers le territoire national, sous haute vigilance.

Les candidats ainsi que le personnel chargé de l’encadrement et de la surveillance ont été soumis aux mesures de prévention, et ce à l’entrée des centres de déroulement ainsi qu’à l’intérieur des salles d’examens. Notamment, le port du masque de protection, l’application du gel hydro-alcoolique, mesure de la température corporelle, respect de la distanciation physique etc. Afin d’assurer la sécurité des candidats, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Ouadjaout a fait part de pas moins de 6 millions 500 masques de protection fournis par son département à l’ensemble des centres d’examens. S’exprimant en marge du coup d’envoi des épreuves du BAC, donné hier à partir de la wilaya d’Annaba, Ouadjaout a indiqué que des quantités de gel hydro-acloolique ont été également distribuées pour assurer un bon déroulement des épreuves. S’agissant des cas de Covid-19 suspectés parmi les candidats, le même responsable a souligné que des salles ont été mobilisées permettant justement de les isoler, tout en poursuivant les examens. Il est à noter que l’ensemble des candidats au BAC, dont le nombre s’élève cette année à 637.000 répartis sur 2261 centres, ont passé, hier, les épreuves de langue arabe, de sciences islamiques et de droit, alors que les sujets d’examens ont été limité aux cours dispensés. Durant la première journée, des perturbations du réseau Internet ont été toutefois constatées par les usagers. Ceci étant certainement dû au dispositif de lutte contre la triche à travers l’utilisation des moyens technologiques comme cela était le cas l’année dernière et celle d’avant. Le Premier ministre Abdelaziz Djerad qui a donné le coup d’envoi des épreuves du BAC à partir de la wilaya d’Annaba, a rappelé que ces épreuves se déroulent cette année dans « une conjoncture sanitaire exceptionnelle marquée par la pandémie du nouveau coronavirus ». S’adressant aux candidats, Djerad a souligné qu’en dépit de ses répercussions, la pandémie du coronavirus nous incite à développer des réflexes pour nous protéger,  préserver notre santé et celle des personnes qui nous entourent ». Le Premier ministre a également encouragé les candidats « à soigner leur écriture », leur assurant qu’une écriture soignée permet de mieux apprécier le contenu.

Le Président « au plus près » de l’opération d’organisation
Djerad s’est également entretenu avec quelques professeurs, encadreurs du Baccalauréat au centre d’examen Chaïb-Larbi, les félicitant et les encourageant à aller de l’avant. « Il faut être fière du métier que vous exercez. Le professeur forme les générations futures et les bons professeurs contribuent à l’édification d’une société éclairée », a-t-il dit.  Le Premier ministre a fait part, à l’occasion, de son optimiste quant au bon déroulement des épreuves du Baccalauréat. « Il y a eu une sensibilisation des candidats, mais aussi de leurs parents pour les aider à mieux se préparer pour ces épreuves. L’État a mobilisé tous les moyens pour assurer la réussite de cet examen, dont l’opération d’organisation est suivie de près et avec une grande attention par le président de la République et le ministre de l’Education nationale ».
Ania Nait Chalal

ABDELAZIZ DJERAD À PROPOS DE LA RENTRÉE SCOLAIRE :
« Elle reste tributaire de l’évolution de la pandémie »
À l’occasion du coup d’envoi des examens du Baccalauréat donné hier, à partir de la wilaya d’Annaba, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a fait savoir que la rentrée scolaire 2020/2021 est liée à l’évolution de la situation sanitaire que traverse le pays. Il a assuré que la réouverture des établissements scolaires se fera uniquement une fois que la situation se stabilise. Notant, à ce propos, une amélioration progressive, le Premier ministre a affirmé que cette ouverture aura lieu dans un proche avenir, après qu’elle soit tranchée avec le comité scientifique chargée du suivi de l’évolution du Covid-19.
Ania Nch