Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a rendu hommage à la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese, en reconnaissance de son travail de documentation des violations israéliennes à Ghaza et de sa défense du droit international. Cette distinction intervient dans un contexte marqué par un soutien politique croissant de l’Espagne aux positions critiques de la guerre menée par Israël dans la bande de Ghaza.
Francesca Albanese a été reçue jeudi après-midi par Pedro Sánchez au siège de la présidence du gouvernement, au palais de la Moncloa à Madrid. Lors de cette rencontre, les deux responsables ont discuté de l’évolution de la situation en Palestine, de la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et de la recherche d’une paix durable fondée sur la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux. Ce geste intervient alors que la rapporteuse spéciale fait face à des pressions politiques accrues, notamment après l’imposition de sanctions par les États-Unis à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de plusieurs juges de la Cour pénale internationale et du procureur Karim Khan, en lien avec leurs positions et enquêtes sur la guerre à Ghaza. Selon des sources proches de la Moncloa, Pedro Sánchez a insisté, lors de l’entretien, sur la nécessité de protéger l’indépendance des institutions internationales et de rejeter toute utilisation de sanctions politiques contre les responsables onusiens et les défenseurs des droits humains. Le chef du gouvernement espagnol a également réaffirmé la volonté de Madrid de continuer à défendre une application équitable et universelle du droit international. Dans le même contexte, Francesca Albanese a tenu plusieurs réunions avec des ministres du parti Sumar, partenaire de la coalition gouvernementale. La vice-présidente du gouvernement et ministre du Travail, Yolanda Díaz, a déclaré que l’Espagne pourrait envisager des mesures unilatérales si l’Union européenne ne décidait pas de suspendre ses accords commerciaux avec l’entité sioniste.
M. Seghilani













































