La toxicité des relations entre la France et l’Algérie a tout l’air d’être chronique. Encore une fois, notre ministère des affaires étrangères (MAE) a convoqué, jeudi dernier, le chargé d’affaires de l’ambassade de France, en l’absence de l’ambassadeur rappelé par l’Élysée le 15 avril 2025. Que s’est-il encore passé ? Dans un communiqué publié, jeudi dernier, notre MAE a précisé que « cette convocation a eu pour objet d’élever, dans les termes les plus fermes, une protestation contre le renouvellement, hier (mercredi dernier NDLR), pour une durée supplémentaire d’une année de la détention provisoire d’un agent consulaire algérien ». Il convient de rappeler que notre agent consulaire est en détention provisoire en France depuis une année. Ceci, « en dépit de son statut protégé au titre de la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963 » est-il souligné dans le même communiqué. Qu’il nous soit permis de rappeler que l’intégrité de la justice française est remise en cause par plusieurs personnalités françaises et non des moindres comme l’ancien chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy. Y compris l’actuel président du Sénat, Gérard Larcher qui confirme les propos accusateurs de Marine Le Pen contre les magistrats. Pour ne citer que ceux-là. Qu’on ne vienne pas nous parler d’indépendance de la justice française, comme on l’entend ici et là. Une justice qui piétine une convention internationale, qui fait autant avec la présomption d’innocence en maintenant en détention, durant deux années, une personne qui n’est pas jugée. Une justice qui a eu pour ministre, Rachida Dati, qui est actuellement poursuivie pour corruption donne la pleine mesure de la dévalorisation de l’institution. Ceci étant précisé, il y a lieu d’ajouter que tout cela est lié à l’affaire dite « Amir Boukhors alias Amir-Dz » un individu sans intelligence (en restant correct). Le communiqué de notre MAE conclut « enfin, il a été notifié au chargé d’affaires français le fait que cette décision difficilement justifiable ou recevable, aura inévitablement des conséquences sur le cours normal des relations algéro-françaises ». Fait troublant, alors que la première décision de la détention provisoire ne devait expirer que le 15 avril prochain, son renouvellement a eu lieu le jour de l’arrivée, dans notre pays, de la présidente du Conseil des ministres d’Italie, Giorgia Melonipour consolider une relation plus que parfaite entre les deux pays. C’était aussi le jour où la visite, en Algérie, du ministre espagnol des affaires étrangères, José Manuel Abares, était annoncée. Une visite au cours de laquelle le président Tebboune a décidé de réactiver le Traité d’amitié avec l’Espagne suspendu depuis 2022. La France demeure le seul pays, en Europe, à entretenir, couche après couche, une relation toxique avec notre pays. D’Allemagne et jusqu’en Finlande, les relations européennes avec l’Algérie sont exemplaires. L’activisme de ceux qui, de l’intérieur des institutions françaises, agissent contre les intérêts de la France n’est plus à démontrer !
Zouhir Mebarki









































