Accueil À LA UNE SEÏF AL-ISLAM KADHAFI ASSASSINÉ : À qui profite le crime ?

SEÏF AL-ISLAM KADHAFI ASSASSINÉ : À qui profite le crime ?

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« Aujourd’hui, nous pleurons le véritable projet de réforme national auquel Seïf al-Islam croyait et n’a pas vendu la souveraineté de son pays, et rêvait d’une Libye unique qui accueille tout son peuple sans exclusion », a indiqué dans un communiqué, l’équipe politique du fils de Kaddafi assassiné mardi dans sa résidence dans la localité de Zinten.
Alors qu’aucune partie n’a encore revendiqué cet acte criminel, perpétré, selon les premiers éléments de l’enquête, par quatre individus qui ont pris la fuite dès qu’ils ont commis leur forfait, plusieurs indices laissent supposer qu’il s’agit d’un assassinat politique commandité par ceux que la stabilité de la Libye dérange.    Le procureur général libyen, Al-Sadiq Al-Sour, a annoncé hier mercredi, l’ouverture de l’enquête sur la mort de Seïf al-Islam Kadhafi et l’examen du corps. Le bureau des enquêtes du procureur général a déclaré, dans un communiqué : « suite à la réception d’un rapport concernant le décès de Seïf al-Islam Mouammar Kadhafi, les enquêteurs ont exécuté la décision du procureur général qui leur a confié le soin de recueillir les informations ». Le communiqué a indiqué que « les enquêteurs se sont rendus sur les lieux, ont procédé à l’examen du corps, ont saisi des éléments, ont désigné des experts, et ont entendu des témoins ainsi que toute personne pouvant faire avancer l’enquête et faire connaître la vérité. Il a été confirmé que « l’équipe d’enquête comprenait des médecins légistes et des experts qui ont examiné le corps ». Les premières investigations ont, selon le communiqué, révélé que Kadhafi avait été atteint par des tirs qui ont entraîné sa mort. Le conseiller politique de Seïf al-Islam, fils du défunt président libyen Mouammar Kadhafi, a annoncé que son assassinat a eu lieu suite à l’intrusion de quatre hommes armés dans sa maison à Zinten mardi après-midi. L’agence de presse libyenne a rapporté que « la brigade 444 » relevant du ministère de la Défense du gouvernement d’unité a catégoriquement nié les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant son lien avec les affrontements survenus à Zinten, ainsi que les nouvelles concernant la mort de Saïf al-Islam. Depuis l’assassinat ignoble de son père Mouammar Kadhafi en 2011 et la mise en oeuvre du plan de chaos des forces de l’Otan, Seïf al-Islam a vécu dans la ville de Zinten, mais personne ne savait où il se trouvait publiquement même après sa libération en 2017 après son amnistie par la justice libyenne. Au cours des dernières années, le nom de Seïf al-Islam a émergé sur la scène politique, au milieu des divergences concernant sa candidature à des élections présidentielles que les Libyens espèrent encore voir se tenir dans le pays pour mettre fin à ses crises. Toutefois, selon de nombreux observateurs, l’assassinat du fils du dirigeant libyen Mouamar Kaddafi, fait disparaitre un témoin à charge dans le dossier de l’enquête sur le financement de la campagne électorale de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy, qui pourrait connaitre de nouveaux développements dans les prochains mois. L’autre piste est celle de l’Émirat du diable, de certaines puissances de l’Otan et Israël qui ont un grand intérêt, dans la phase de turbulences que vit le pays et qui affichent clairement leur soutien aux milices de Haftar et leur refus de voir le défunt Seïf El-Islam devenir le symbole d’une Libye réconciliée et surtout stable.
L’équipe politique du dirigeant libyen assassiné a appelé, dans sa déclaration rendue publique mardi, la justice libyenne, la communauté internationale, les Nations unies et les organisations de défense des droits humains, à assumer leurs responsabilités juridiques et morales », tout en appelant à l’ouverture d’une « enquête locale et internationale indépendante et transparente afin de dévoiler les circonstances de ce crime odieux et d’identifier les auteurs et ses commanditaires ». La déclaration appelle les partisans de Seïf El-Islam, « dans chaque recoin de la patrie à faire preuve de retenue, de sagesse et de patience, car le défunt héros croyait que la Libye est au-dessus de tout ». Elle considère que « la véritable réponse aux tueurs est de s’en tenir à son projet national et à en respecter les principes ».
L’équipe politique de Seïf El-Islam estime que le sang du défunt continuera d’être une malédiction qui poursuit les traîtres, et un phare qui éclaire le chemin du salut pour tous les croyants en une Libye forte et indépendante». L’équipe politique a pleuré Seïf al-Islam Mouammar Kaddafi, qualifiant son assassinat de lâche commis par des mains pécheresses dans sa maison de la ville de Zinten. Il y a lieu de souligner que selon d’autres sources, sa Sœur, Aicha Kaddafi a appelé les partisans de Seïf El-Islam et l’ensemble des Libyens qui aspirent au retour à la légalité et a une Libye unie, à descendre dans la rue pour exiger la vérité sur la mort de son frère et à militer pour la concrétisation de son projet politique national rassembleur.
Slimane B.   

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