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JOHN BOLTON TIRE SUR LES SOUTIENS DE LA MAROCANITÉ : « La décision de Trump n’est pas irrévocable »

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L’ancien conseiller à la sécurité nationale de l’administration Trump, John Bolton, a estimé que la décision du président des États-Unis de s’aligner sur les thèses marocaines concernant le plan de règlement du Sahara occidental, estimant qu’elle n’est pas irrévocable et qu’elle pourrait être changée par une nouvelle administration américaine.
L’ancien diplomate a appelé à relancer le plan de paix onusien de 1991 et à permettre au peuple sahraoui de jouir de son droit de voter sur l’indépendance.  John Bolton, qui a servi l’administration Trump comme conseiller à la sécurité nationale de 2018 à 2019, qui maîtrise le sujet du Sahara occidental, qu’il considère comme un problème de décolonisation faisant l’objet d’un plan de règlement adopté par l’ONU et mis en œuvre depuis 1991 malgré les ruses marocaines pour faire durer le statuquo sur le terrain et gagner des soutiens à son supposé plan de large autonomie des territoires sahraouis. L’ancien conseiller à la sécurité, qui avait participé à plusieurs rounds de médiation sous l’égide des Nations unies à la fin des années quatre-vingt-dix et début 2000 à Manhasset, menés par l’ancien envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, James Baker, a, dans un entretien accordé à  « Hora América » de « Radio Exterior de España », ouvertement critiqué la reconnaissance américaine de la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental. Il a affirmé, dans ce contexte,  « je pense que c’est une erreur que l’Administration Trump ait reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ».  Il n’a pas manqué d’appeler à remettre en marche le plan de règlement élaboré par l’ONU en 1991 et la relance de la question d’un référendum d’autodétermination pour les Sahraouis. « C’est une question très simple : laisser les gens voter ce qu’ils veulent », a-t-il dit après avoir considéré que la concession de Trump à Rabat est révocable. Bolton a également rejeté les campagnes menées dans les cercles républicains pour cataloguer le Front Polisario comme organisation terroriste, une piste que tente de faire aboutir le Makhzen qui a mis en œuvre son plan de lobbying pour s’offrir le vote, par le Congrés et le Sénat, d’une résolution classant la front Polisario comme organisation terroriste. Dans son entretien, il n’a pas manqué de souligner que : « Je traite avec le Polisario depuis 35 ans et je n’ai jamais vu le moindre indice de terrorisme », a-t-il assuré, niant également tout lien avec l’Iran ou avec des mouvements islamistes. L’ancien conseiller a déploré le blocage des négociations entre le Maroc et le Polisario et a soutenu que la cause sahraouie « n’est pas encore achevée ». « Ils méritent le droit de vote », a-t-il conclu. C’est une première brèche dans le cul de sac dans lequel veut engager l’administration Trump, la question de décolonisation du Sahara occidental. Les USA ont  tenté de contourner le plan de paix élaboré par l’Onu et le fonds de la dernière résolution du Conseil de sécurité du mois d’octobre 2025 qui reconnait le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination tout en considérant que l’autonomie est une option parmi d’autres pistes susceptibles d’être négociées entre le Maroc et le Front Polisario. Au mois de février dernier, à l’initiative de l’ONU, des discussions s’étaient déroulées à Madrid entre le front Polisario et l’occupant marocain. Massad Boulos, conseiller spécial de l’administration Trump, avait réuni les «belligérants pour tenter de faire avancer les négociations, mais le Maroc, fidèle à  sa stratégie, continue de ruser pour gagner du temps et quelques soutiens de plus à son supposé plan de large autonomie  des territoires sahraouis. Le Front Polisario avait montré sa bonne foi et sa bonne volonté tout en affirmant qu’il se gardait le droit de poursuivre la lutte dans les territoires occupés jusqu’à faire triompher le droit du peuple sahraoui à recouvrer ses territoires occupés. La sortie médiatique de John Bolton est un premier pas vers une nouvelle distribution des cartes dans l’administration américaine et une nouvelle piste qui pourrait apporter les moyens pour faire pression sur le Makhzen et l’emmener à accepter la légalité internationale dans toute son essence.
Slimane B.

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