Accueil ACTUALITÉ EL-QODS OCCUPÉE : Un mois de violations contre la mosquée Al-Aqsa

EL-QODS OCCUPÉE : Un mois de violations contre la mosquée Al-Aqsa

0

Le mois de juillet a été marqué par une nette escalade des violations commises dans El-Qods occupée, visant la mosquée Al-Aqsa, les habitants palestiniens ainsi que leurs biens. C’est ce qui ressort d’un rapport publié par le Centre d’information Wadi Hilweh – El-Qods, qui dresse un bilan particulièrement alarmant de la situation.
Selon ce rapport, les forces de l’occupation sioniste ont intensifié leurs mesures répressives à travers des assassinats, des blessés par balles, près de 200 arrestations, 37 ordres d’expulsion, ainsi qu’une recrudescence des démolitions de logements et des confiscations de terres et de biens immobiliers. Le document souligne que ces développements s’inscrivent dans une stratégie visant à imposer de nouvelles réalités géographiques et démographiques dans la ville occupée, tout en remettant en cause le statut juridique et historique des lieux saints islamiques et chrétiens. Le rapport fait état d’une augmentation du recours à la force meurtrière par les forces de l’occupation sioniste durant le mois écoulé. Parmi les victimes figure le jeune Walid Nidhal Abou Snina, décédé des suites de blessures causées par le tir d’un tireur d’élite israélien alors qu’il se trouvait sur le toit d’un club sportif lors de l’incursion dans le camp de réfugiés de Qalandia. Le citoyen Khalil Rachad Hamed Al-Rachq a également été tué près du barrage du camp de Shuafat, après avoir été laissé sans assistance médicale alors qu’il était grièvement blessé, avant que son corps ne soit retenu par les autorités d’occupation. Le rapport considère ces faits comme le prolongement de la politique d’exécutions extrajudiciaires et d’entraves imposées aux équipes de secours dans les quartiers et camps palestiniens d’El-Qods.

Al-Aqsa au cœur de l’escalade
La mosquée Al-Aqsa est demeurée l’épicentre des tensions durant le mois de juillet. Plus de 9.650 colons y ont fait irruption sous la protection des forces de l’occupation, qui ont autorisé la tenue de prières et de rituels talmudiques publics et collectifs, ainsi que le déploiement de drapeaux et de symboles religieux dans l’enceinte du sanctuaire. Cette escalade a atteint son paroxysme le 23 juillet, à l’occasion de ce que les autorités israéliennes présentent comme l’anniversaire de la destruction du Temple, avec l’intrusion de plus de 4.000 colons en une seule journée, parmi lesquels des ministres et députés de la Knesset, dont Itamar Ben Gvir. Selon le rapport, ces incursions visent à transformer les esplanades orientales d’Al-Aqsa en espaces dédiés aux rites juifs et à remettre en cause le statu quo historique, qui reconnaît la mosquée Al-Aqsa, dans l’ensemble de sa superficie, comme un lieu de culte exclusivement musulman placé sous l’administration du Waqf islamique.

Confiscations de biens et effacement de l’identité historique
Les autorités d’occupation et les organisations de colonisation ont poursuivi leurs opérations de confiscation de terres et de biens immobiliers dans la Vieille Ville, à Silwan et à Jabal Al-Mukabber. Le rapport cite notamment la prise de contrôle de la propriété de la famille Al-Bacha, après l’expulsion de six familles palestiniennes, ainsi que la confiscation d’un terrain appartenant à la famille Al-Chaabani à Silwan. La municipalité israélienne s’est également emparée de terrains dans les quartiers d’Al-Boustan et de Jabal Al-Mukabber. Parallèlement, les autorités israéliennes poursuivent leurs efforts pour remodeler l’identité historique de la ville. Le rapport évoque notamment la pose de la première pierre d’un prétendu « Centre du patrimoine » sur le site de l’ancien aéroport historique d’El-Qods, à Qalandia, un projet destiné, selon ses auteurs, à effacer la valeur patrimoniale du lieu au profit du récit sioniste et des projets de colonisation.

Démolitions, arrestations et mesures d’expulsion
Les mesures de répression contre les Palestiniens se sont également traduites par près de 200 arrestations et 37 décisions d’expulsion, visant notamment des personnalités religieuses et nationales, parmi lesquelles le mufti d’El-Qods et de Palestine, cheikh Mohammed Hussein. Le mois de juillet a également enregistré 19 opérations de démolition et de nivellement de maisons et de structures palestiniennes.
Parmi elles, 14 démolitions ont été effectuées par les propriétaires eux-mêmes, contraints de détruire leurs habitations afin d’éviter les lourdes amendes et les frais imposés par la municipalité sioniste.
Le rapport rappelle que cette pratique découle du système israélien de planification urbaine, qui limite fortement l’octroi de permis de construire aux Palestiniens tout en réservant les terrains aux projets de colonisation, contribuant ainsi à réduire progressivement la présence démographique palestinienne dans El-Qods occupée.
M. Seghilani

Article précédentCISJORDANIE OCCUPÉE : Violents affrontements, arrestations et attaques de colons dans plusieurs gouvernorats
Article suivantCANICULE : Une nouvelle vague de chaleur s’abat sur le pays