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RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA PALESTINE AUJOURD’HUI : Les palestiniens résistent à El-Qods contre Israël et la normalisation

La présidence de la République tunisienne a annoncé, dans un communiqué publié sur sa page, que la Tunisie, en tant que membre arabe du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (ONU) a demandé, en coordination avec la partie palestinienne, la tenue, aujourd’hui lundi d’une session du Conseil de sécurité sur les attaques israéliennes persistantes contre le peuple palestinien, dont les Palestiniens d’El-Qods occupée.

Appuyée par la présidence en cours du Conseil de sécurité, la République populaire de Chine, d’autres membres ont apporté leur soutien à la demande tunisienne en coordination avec la partie palestinienne, à savoir; selon le communiqué,   la Norvège, l’Irlande, le Vietnam, le Saint Vincent, Les Grenadines et le Niger. La session qui sera consacrée, selon la même source, sur l’escalade des pratiques dangereuses et agressives des autorités d’occupation de l’entité sioniste, dans les territoires palestiniens occupés, en particulier à El-Qods avec leurs assauts répétitifs contre les palestiniens et la mosquée sacrée d’Al-Aqsa, lors desquels l’usage de bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc, par les services et militaires de l’entité sioniste ont fait des centaines de blessés, parmi eux des cas graves, jusqu’à hier soir. Si, du côté de la présidence tunisienne, il a été précisé que la décision de la Tunisie va dans « le sens de sa position ferme de se tenir aux côtés du peuple palestinien frère » dans sa lutte pour recouvrir, poursuit-on «  ses droits légitimes auprès des divers forums régionaux et internationaux pour établir son État indépendant avec El-Qods comme capitale » est-il précisé, Tunis rappelle que c’est la seule voix à même « d’ instaurer une paix globale » dans la région, indique le communiqué. Le Président tunisien, Kaïs Saïed, qui s’est montré clair sur le fait qu’il «se tiendra du côté du peuple palestinien dans sa cause juste pour la liberté et son indépendance », traduisant ainsi la position du peuple tunisien de soutien indéfectible à la justesse de la cause palestinienne.
À ce jour, les Tunisiens ne ratent pas l’occasion de crier haut et fort, en réaction à l’officialisation des relations, longtemps entretenues en secret, entre monarchies du Golfe et leur homologue marocaine avec l’Entité sioniste, que «  la normalisation avec l’entité sioniste équivaut ni plus ni moins à une haute trahison contre le peuple palestinien, les peuples de la région et les libres du monde ».
Alors que l’initiative tunisienne pour que les agressions israéliennes soient misent à nu, sur la table ronde du Conseil de sécurité en plus que la demande précitée a été formulés avec la partie palestinienne, ceux qui sont à la tête du Comité d’El-Qods continuent de se murer dans un silence, au moment non seulement que les Palestiniens sont sous le feu de l’entité sioniste, mais aussi les lieux saints de la capitale palestinienne, à leur tête la Mosquée d’El Aqsa.
Les jeunes Palestiniens affrontent, à mains nues les soldats israéliens et le Maroc déroule le tapis rouge pour des responsables de l’entité sioniste et du Mossad.
Le royaume chérifien dont le roi Mohamed VI préside le Comité d’El-Qods, son chef de gouvernement Saâd Eddine El-Othmani s’est contenté d’appeler à une opération de collecte de don de sang au profit des Palestiniens victimes de la répression israélienne, alors que son poste politique exige en ce genre de situation une position politique et l’annonce d’une action éminemment politique, lui qui est aussi à la tête d’un parti à l’idéologie islamiste et signataire du document d’officialisation des relations entre le Maroc et l’entité sioniste. L’appel de Saâd Edine El-Othmani pour une campagne de collecte de don de sang au profit des Palestiniens ne semble viser qu’un seul objectif. Celui de contenir la colère persistante du peuple marocain, opposée au rétablissement des relations de son pays avec l’entité sioniste et sa révolte face aux violences et agressions israéliennes contre les palestiniens d’El-Qods, des territoires occupés, de la Palestine de 1948, et de Cisjordanie et Ghaza. Le patron du PJD, son gouvernement comme le Makhzen s’enfoncent dans l’illusion qui leur a été miroité, en contrepartie de la normalisation avec Israël, pouvoir légitimer sa présence illégale, depuis 1975, au Sahara occidental, alors que le territoire est soumis, pour rappel, à un processus de décolonisation aux Nations unies et à l’Union africaine.
Alors que des pays, à travers le monde, insistent à renouveler leurs appels répétés à la communauté internationale pour qu’elle assume ses responsabilités face à la politique israélienne et de ses violences extrêmes contre le peuple palestinien et les libres de ce monde, réaffirment leur soutien à la cause palestinienne et appellent au boycott d’Israël, le Royaume chérifien s’attèle dans les préparatifs pour abriter , par une initiative commune entre l’Académie du Maroc et le Centre israélien des études stratégiques, à tenir fin mai une rencontre à Rabat, à laquelle sont conviées des « personnalités » du monde des acteurs dans leur rôle d’outils d’application des stratégies de pays et de cercles occultes ciblant la déstabilisation d’autres pays, dont l’Algérie, dans le sillage de la seconde étape des évènements des « printemps arabes », soit le « chaos constructif ».
En 1965, le défunt roi Hassan II n’a pas hésité à collaborer avec le Mossad, en lui permettant d’espionner les rencontres à Casablanca entre les leaders et commandants arabes sur des préparatifs d’une attaque contre Israël et ne s’est pas empêcher de marteler, par des discours le droit des Palestiniens, une politique que Rabat affiche, depuis quelques mois, ouvertement.
Karima Bennour