OAS

L’organisation criminelle OAS, matrice du RN- FN de Marine Le Pen avait commis les pires atrocités à Oran : OAS- RN, même essence, même pensée

Marine, la fille à Papa Jean Marie Le Pen, ne rate aucune occasion pour verser son fiel sur l’Algérie. Nourrie à la mamelle de la haine de l’autre, du maghrébin, et de l’Algérien en particulier, elle démontre, chaque jour un peu plus, que son livre de chevet son sacerdoce a été rédigé par les partisans de l’Algérie française, qui continuent de montrer, sans vergogne, qu’ils détestent l’Algérie et son peuple. Bâti sur une idéologie avec comme fondement la charte de l’OAS, son parti, et même s’il a changé de main et de nom, reste attaché à la chimère de l’Algérie française et au dogme de la France coloniale qui diffusait, à coups de massacres et d’enfumades, son œuvre civilisatrice à travers une bonne partie du globe.
Le Rassemblement national, alias le Front national ou l’Organisation de l’armée secrète, (OAS) sont les deux faces d’une même haine. Les exactions de cette organisation criminelle, et qui continuent d’être vantées par ses vétérans, pourraient remplir les rayons de plusieurs bibliothèques. En fait, bien avant la proclamation du cessez-le feu, le 19 mars 1962, les partisans de Salan, Edmonde Juhaud, Le Pen et bien d’autres encore n’avaient pas hésité à franchir la barrière de l’innommable. En réalité, l’OAS, matrice du Rassemblement national, est née le 11 janvier 1961 à Madrid. Son but est principalement de créer la terreur, de détruire la raison par la violence extrême, chez les Européens qui ne les suivraient pas, et parmi la population algérienne. Ses artisans, ils se sont découverts des talents de serial killer, en procédant à des massacres de populations à grande échelle.
Et parmi les régions les plus touchées par leurs crimes, figure Oran et sa région. On continue de raconter les atrocités commises par cette organisation criminelle. Récemment, l’historien Fouad Soufi a évoqué l’épisode douloureux de l’OAS qui excellait dans la violence pour faire avorter l’Indépendance de l’Algérie, consacrée par les accords d’Evian et par un cessez-le feu proclamé le 19 mars 1962. Ce dernier décrira, dans une déclaration à un confrère, l’horreur des crimes commis par cette organisation. « Le 28 février 1961, une voiture bourrée d’explosif a explosé au niveau du marché de Tahtaha. Elle a été actionnée au moment où des enfants sortaient d’une école mitoyenne. Les concepteurs de cet acte abject voulaient faire le plus de victime. À ce jour, on n’est pas encore arrivé à identifier les victimes de cet attentat qui a fait des dizaines de blessés. Les corps étaient tellement mutilés qu’il était impossible de les identifier », a-t-il noté. Il ne manquera pas de souligner que l’OAS avait commis, le 24 août 1961, une série d’attentats dans l’oranie qui ont fait des centaines de victimes. « Les soldats français encore en poste à Oran, la population civile musulmane et les français qui ne partageaient pas sa politique de la terre brûlée, les moudjahidine du FLN, ont été les cibles privilégiées des atrocités commises par cette organisation criminelle qui continue d’inspirer la pensée de Marine Le Pen. Pour sa part, l’historien Sadek Benkada a abordé, récemment le même sujet en affirmant que : « le lundi 5 mars 1962, à deux jours de la fin du Ramadhan, un commando de l’OAS d’une trentaine d’hommes, revêtus d’uniformes militaires s’est introduit, avec la complicité des gardiens, dans la cour intérieure de la prison civile. Deux voitures, bourrées de plastic, de bidons d’essence de bonbonnes de gaz butane, explosent provoquant la mort de nombreux détenus algériens, asphyxiés ou brûlés vifs dans leurs cellules. Des dizaines d’autres furent grièvement blessés ». Ce sont là les hauts faits d’armes de l’organisation criminelle, dont la pensée et l’essence continuent d’alimenter la haine que voue marine Le Pen à l’Algérie. Cette dernière, au lieu de commenter l’arrivée de jean Castex à la tête d’un nouveau gouvernement marqué par la présence de ministres « Sarkozystes, s’est fendue d’un chapelet d’injures et d’insultes à l’égard de l’Algérie qui n’a fait que rappeler à la France son passé coloniale en récupérant les crânes de ses martyrs qui étaient gardés, otages, dans des musées de la métropole. Finalement, quand on est nourri à la mamelle de la haine et de la xénophobie, on ne peut se targuer d’être un défenseur des droits de l’Homme ou des droits à la vie, et c’est là l’essence et la nature de la dame Le Pen.
S. Ben