Tribunal de Senia

L’AFFAIRE SERA TRAITÉE AUJOURD’HUI PAR LE TRIBUNAL D’ES-SÉNIA, À ORAN : Les travailleurs de l’ancien port sec MTA exigent réparation

C’est aujourd’hui que le tribunal d’Es-Sénia statuera sur l’affaire opposant des travailleurs à leur employeur, la société Maghrébine de transport et auxiliaire (MTA) filiale de la multinationale Mediterranean Shipping Company (MSC), qui gérait le port sec d’Es-sénia.

Après plusieurs renvois, les travailleurs de la MTA espèrent obtenir gain de cause, eux qui ont réclamé, dans leur requête le paiement de salaires et autres indemnités de licenciement et surtout leur intégration dans des postes d’emploi au niveau des ports secs gérés par l’État.
« Après la décision du président de la République de mettre fin à l’activité des ports secs privés, des centaines de travailleurs se sont retrouvés du jour au lendemain sans emploi. Cela a créé chez-eux un sentiment d’injustice. Ils ont appelé à prendre en considération la situation difficile qu’ils vivent depuis et de les intégrer dans de nouveaux postes au niveau des ports secs gérés par l’État. Cette revendication formulée à maintes reprises par ces travailleurs n’a jamais été concrétisée », affirme un membre du syndicat des travailleurs de l’ex-MTA.
Ce dernier plus critique dira : en avançant dans nos démarches auprès de la justice on a découvert plusieurs dépassements par la direction de MTA. Notre recours à la justice va nous permettre de bénéficier de nos droits », précisera notre interlocuteur.
A la fin de l’année dernière, et après la cessation des activités de MTA, plusieurs travailleurs contraints au départ volontaire avaient entamé un mouvement de grève pour réclamer le droit de garder leurs postes, tout en appelant les pouvoirs publics à « ressusciter » l’ex-Sonatmag, une entreprise nationale aujourd’hui dissoute qui gérait les ports secs et le traitement des conteneurs.
En attendant le verdict de la justice, ils espèrent l’ouverture de nouveaux ports secs pour leur permettre de disposer d’un emploi et surtout permettre le désengorgement du port d’Oran dont les quais sont pratiquement saturés et n’arrivent plus à contenir les marchandises déchargées et en attente de traitement.
Slimane B.