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LA CONSTITUTIONNALISTE MYASSA BELLATRÈCHE DÉCRYPTE LES ENJEUX : Un scrutin sous le signe des réformes

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La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet prochain a été officiellement lancée hier. Durant 20 jours, les partis politiques et les candidats indépendants iront à la rencontre des électeurs afin de présenter leurs programmes et solliciter leurs suffrages pour siéger à l’Assemblée populaire nationale.  Ce rendez-vous électoral revêt une importance particulière. Il intervient dans un contexte marqué par les réformes introduites à la faveur de la révision de la Constitution et de la loi organique relative au régime électoral, mais également par l’intégration des 11 nouvelles wilayas dans la représentation parlementaire nationale.

Au cœur de la souveraineté populaire
Intervenant hier sur les ondes de la radio Chaîne 3, la professeure de droit public et avocate agréée près de la Cour et du Conseil d’État, Myassa Bellatreche, a rappelé que ce scrutin est exclusivement consacré au renouvellement des membres de l’Assemblée populaire nationale. Elle a précisé que les électeurs seront appelés à élire les députés qui les représenteront au sein de l’institution législative pour les cinq prochaines années.
« Les membres de l’APN représentent le peuple, débattent des projets de loi, approuvent le budget général de l’État et exercent le contrôle de l’action gouvernementale », a-t-elle souligné.  Selon elle, cette consultation constitue une traduction concrète des principes de souveraineté populaire consacrés par la Constitution et permet aux citoyens de participer directement à la vie démocratique du pays.

Nouvelles prérogatives pour l’ANIE et conditions de candidature renforcées
La spécialiste a également mis en avant les changements introduits dans le dispositif électoral. Désormais, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) voit ses missions élargies. En plus de l’organisation et de la gestion des opérations électorales, elle est chargée du contrôle du processus électoral ainsi que de la proclamation des résultats définitifs.  Les réformes ont également renforcé les critères de composition des listes électorales.
Celles-ci doivent comporter au moins un tiers de femmes, la moitié de candidats âgés de moins de 40 ans et un tiers de titulaires d’un diplôme universitaire, dans le but de favoriser une représentation plus diversifiée de la société.  Bellatreche a rappelé que le scrutin se déroulera selon le système de la représentation proportionnelle à liste ouverte avec vote préférentiel, permettant aux électeurs d’influencer directement le classement des candidats.

L’entrée des 11 nouvelles wilayas
L’une des principales nouveautés de ces législatives réside dans la participation des 11 nouvelles wilayas issues du nouveau découpage administratif. Il s’agit de Timimoun, Bordj Badji Mokhtar, Ouled Djellal, Béni Abbès, In Salah, In Guezzam, Touggourt, Djanet, El Meghaier et El Meniaâ, auxquelles s’ajoute la nouvelle wilaya intégrée dans le cadre de cette réorganisation territoriale.
Leur participation permettra à leurs populations de bénéficier d’une représentation parlementaire adaptée à leur nouveau statut administratif et de porter leurs préoccupations au sein de l’Assemblée populaire nationale.
À travers ce scrutin, les électeurs seront ainsi appelés à choisir leurs représentants dans un contexte marqué par de nouvelles règles électorales et une carte administrative élargie, avec pour objectif de renforcer la représentativité des institutions et de rapprocher davantage les citoyens de la décision publique.
A. Nch

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