Il a appelé à un « colloque national » pour toutes les forces politiques du pays Amar Ghoul plaide pour une « Algérie nouvelle »

Le président de TAJ, Amar Ghoul, a dévoilé, hier, une nouvelle initiative lors d’une conférence de presse au siège de son parti, à travers son appel lancé à toute la composante de la classe politique nationale pour l’organisation d’« un colloque national rassembleur et ouvert », nommé « Algérie nouvelle ».
Ce colloque serait ouvert à tous les courants que représente la classe politique algérienne, sans conditions préalables, et serait organisé par l’État, sous l’égide du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. L’idée de ce colloque rassembleur, Ghoul le veut comme « un sursaut national », s’inspirant du « sursaut nationaliste de novembre 1954 », qui permettrait « l’édification d’un nouveau consensus national ». Ghoul a suggéré, à cette effet que « les dossiers les plus dangereux affectant le pays » soient au cœur des débats de ce colloque, estimant qu’il est préférable que « ce colloque soit lancé avant les présidentielles ». Il se dit dans ce cas « peu importe l’appellation de ce colloque » ; « l’Algérie nouvelle » ou « la nouvelle République ». Pour Ghoul, ce colloque serait une réponse « aux récents rebondissements dans l’actualité du pays et aussi aux problèmes posés », une nécessité qu’impose « la limite de marge de manœuvre de l’État aujourd’hui » et un impératif de faire face à ceux « qui sèment l’impasse et la confusion et aussi les idées empoisonnées que certains veulent propager à tout prix ». Sur sa propre perception de la scène politique nationale, le leader de TAJ a affirmé que « chaque acteur de la classe politique nationale est considéré à TAJ comme un partenaire et non pas un ennemi. Que nous sommes disposés toujours à coopérer avec lui sur un sujet ou un dossier, loin des ambitions politiques exagérées ». Le TAJ refuse « toutes les barricades imaginaires qui séparent les algériens aujourd’hui », a-t-il poursuivi. TAJ, dont les membres à leur tête le président Ghoul sont issus de la formation islamiste du MSP, ne partage pas l’avis de ce dernier sur la visite du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane en Algérie. Interrogé sur la question et surtout sur le fait que le prince saoudien ne soit pas reçu par le président de la République, il s’est contenté de dire : « TAJ se contente du communiqué émis par la Présidence de la République. Nous sommes un pays souverain, on reçoit quand on veut et qui l’on veut. Le président de la République a ses excuses ». Durant sa conférence de presse, Ghoul a beaucoup disserté sur les évènements du « Printemps arabe» et ses ravages sur le monde arabe. Il a indiqué que « l’Algérie est le seul pays qui a refusé l’installation de bases militaires étrangères sur son sol », ajoutant en mettant en garde contre les risques d’interventions étrangères : « les bases militaires au Mali, Niger et Burkina Faso ne sont pas faites pour la plaisance ».
Hamid Mecheri