Pole urbain

GESTION DES NOUVEAUX GRANDS PÔLES URBAINS D’ORAN : Donner une dimension humaine aux espaces de vie

L’évaluation des différents projets du secteur et la gestion des nouveaux grands pôles urbains a été au centre d’une réunion présidée, mercredi dernier par le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville.

Cette rencontre devait faire le point sur les différents projets en cours de lancement ou de réalisation ainsi que sur la gestion des nouveaux grands pôles urbains pour leur donner la dimension humaine et le cadre qui leur évitera de devenir de banales cités dortoirs. Au cours de son intervention, Tarek Belaribi a insisté sur la nécessité absolue de maitriser les délais d’études et de réalisation de ces projets d’équipements publics tout en mettant l’accent sur les infrastructures d’accompagnement qui permettront d’améliorer le cadre de vie du citoyen. Lors de cette réunion, le directeur général des équipements publics, dans son intervention a présenté les grands pôles urbains en cours de concrétisation à Oran.
Pour le pôle urbain de Oued Tlélat, qui abrite pas moins de 17.000 logements, 11 écoles ont été programmées dont 10 ont vu leurs travaux de réalisation  achevés, neuf collèges d’enseignement moyen dont huit sont totalement prêts, deux lycées achevés, un centre de santé prêt à être équipé pour être opérationnel dans les prochains jours et une infrastructure devant abriter une suûreté urbaine en cours de réalisation. Le ministre a aussi instruit les cadres locaux de son département ministériel de mettre à la disposition des résidents pour exploitation deux collèges et un lycée au pôle Ahmed Zabana. Pour ce qui concerne le pôle urbain de la ville de Misserghine « Ahmed Zabana», ce denier a vu ses équipements d’utilité publique consolidés par six écoles primaires dont cinq ont été achevées, quatre infrastructures d’enseignement moyen  en cours de réalisation ainsi que deux lycées, une polyclinique et une sûreté urbaine. La réception prochaine de ces équipements publics permettra à coup sûr, l’amélioration du cadre de vie des nouveaux résidents, et évitera de faire de ces espaces des cités dortoirs terreau de tous les fléaux sociaux. Il convient de signaler, que la rencontre a vu la participation du secrétaire général du ministère, la directrice du cabinet du ministre, du  directeur général des équipements publics et du directeur général de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) d’Oran.  L’exemple du pôle urbain de l’Usto, qui a vu le jour durant les années quatre-vingt du siècle dernier, est édifiant à plus d’un titre. Au moment où on pensait que cette expansion de la ville vers le côté Est, allait lui permettre de mieux gérer son espace, urbanisable dans la perspective de devenir une mégapole méditerranéenne, ce fut plutôt la glissade vers la clochardisation du pôle devenu aujourd’hui ingérable et source de soucis dans sa gestion urbaine et même sécuritaire notamment après son jonction avec les cités créées au début de ce siècle pour accueillir les habitants de Planteurs et ceux issus des quartiers où se trouve une forte concentration d’habitat menaçant ruine.
Slimane B.