Permis de conduire

FINI LE RETRAIT DE VOTRE PERMIS DE CONDUIRE à PARTIR DU 1ER FéVRIER : Délivrance pour les automobilistes !

Se retrouver du jour au lendemain sans permis de conduire a constitué, des années durant, un véritable casse-tête pour les automobilistes algériens, bien que cette mesure vise à juste titre la réduction de l’hécatombe routière. Désormais, et à partir du 1er février prochain, cette mesure sera tout simplement annulée à la plus grande joie des titulaires du document. En sus, les personnes qui se sont vues depuis un moment privées de leur permis de conduire peuvent récupérer leur bien. À condition qu’ils procèdent au paiement de l’amende judiciaire y afférente.
En effet, annoncent hier, dans une note conjointe les ministères des Transports et de l’Intérieur, le retrait du permis de conduire sera annulé comme mesure à partir du 1er février prochain. Selon la même circulaire ministérielle des mécanismes ont été décidés pour permettre d’ores et déjà aux automobilistes de récupérer leurs permis de conduire confisqués par les services de sécurité en attendant la mise en place du système du permis à points.
En attendant de mettre en œuvre le projet du permis à points, les contrevenants qui se sont vus retirer leur document de conduire devront d’abord payer les amendes décidées à leur encontre, à l’effet notamment de pouvoir récupérer leur bien. Selon la même source, les agents de l’ordre public chargés de la sécurité routière, qui ont constaté l’infraction de l’automobiliste contrevenant, pourront conserver le permis de conduire, en échange d’un document qui sera remis à son titulaire pour une période de 10 jours à compter de la date de l’infraction. De son côté, le contrevenant peut payer l’amende dans un délai maximum n’excédant pas les 45 jours.
Quant aux motifs ayant présidé à l’annulation du retrait du permis, selon les autorités publiques la mise en place du mécanisme a démontré ses limites, notamment en matière de lutte contre le phénomène des accidents de la route. Autrement dit, explique-t-on L’instauration de la mesure de retrait qui vise à « lutter notamment contre les excès de vitesse », à l’origine d’une bonne part de responsabilité dans les accidents de la route,  n’a finalement pas atteint l’objectif escompté, à savoir la réduction de l’hécatombe routière. Pour preuve, sur les routes du pays, la liste des décès et des blessés ne cesse de s’allonger passant à 2 260 morts et plus de 22 000 blessés au cours des huit premiers mois de 2021.
IL convient de rappeler que début novembre, le ministère des Transports a annoncé avoir examiné la possibilité d’abroger la mesure de retrait du permis de conduire pour certaines infractions routières. Cette abrogation devrait alors être remplacée par des sanctions sévères consistant en des amendes lourdes. Selon le département de Aissa Bekkai, cette mesure permettra de traiter avec « plus d’efficacité » le problème des infractions routières et d’ « alléger la charge administrative », concernant le traitement des dossiers des contrevenants auprès de la Commission des retraits des permis de conduire.
Farouk Bellili