Côte d’ivoire 3 – Algérie 1 : les Éléphants ont chargé !

Match ouvert – et pour cause- ce décisif Algérie-Côte d’Ivoire a ouvert sur ce constat implacable : la meilleure équipe de ce tournoi ne sera pas l’Algérie ! Exit donc le grand favori. L’équipe qui a fait trembler l’Allemagne aux huitièmes du Mondial brésilien, il y a quelques mois seulement, était bel et bien là. Physiquement. Et c’est tout. Loin de l’objectif parcimonieux, déjà, assigné par ce seigneur du football national, pardon le président de la Fédération algérienne de football, et qui tendait à atteindre le carré d’As. Dont ne fera pas partie l’EN partie pour étrenner un statut lourd : celui de favori en puissance. Echec et mat ,donc. Traduit par les limites atteintes face un gros calibre du continent. Comme à l’accoutumée, les Verts veulent donner au change d’emblée. Face à des Éléphants comme lourds à la détente, les Algériens tentent d’asseoir leur suprématie. Ils font circuler le ballon et montrent du cœur à l’ouvrage. Des escarmouches sont enregistrées à leur profit à la 1’, 4’ et 6’ et culminent à la 8’ quand suite à un cafouillage, Soudani ajuste mal son essai qui échoue sur le gardien adverse. Pourtant l’alerte la plus dangereuse est à mettre à l’actif des Ivoiriens, via ce raid de Gervinho dont le retrait dans la surface de Mbolhi ne trouve personne. On l’aura compris, les Éléphants se préparaient à la charge tout en imprégnant un faux rythme à la partie. 9 minutes plus tard, Aurier remet ça mais son heading, interceptant un centre sur coup franc, bat imparablement M’Bolhi que la barre transversale supplée avec bonheur. Les Algériens négligent de tels signaux. Il leur en cuira à la 26’ quand sur un autre coup franc botté par Gradel, W. Bony embarque en aérien ses anges gardiens et M’bolhi avec pour placer une tête victorieuse. Le camp algérien tente de s’emballer ensuite mais les réactions sont plus timorées que tonitruantes et objectivement les velléités adverses paraissent plus incisives tel ce tir tendu du même Bony qui passe à côté (40’) ou encore cette action de feu annihilée in extrémis par la défense verte (41’. La mi- temps intervient sur cet intermède. L’impression première qui en résulte est que autant la troupe de Hervé Renard dégage assurance et maîtrise, autant celle de Gourcuff semble tourner en rond. à l’image d’un Brahimi dont la virtuosité ne suffisait pas pour désarçonner efficacement un onze ivoirien robuste physiquement et plus encore mentalement. On allait le vérifier dès la reprise où d’entrée Touré et ses frères prennent les opérations en main en instaurant un pressing haut. Une option à risques car même si Gervinho opère une percée tonitruante heureusement contrée de justesse par Taïder dès la 49’, ce sera Soudani qui profite d’une bévue défensive pour fusiller Gbohouo à la 50’. Cette réalisation semble sonner le réveil des Algériens qui reprennent en main le match. Ils auront bien des balles chaudes dont les ratages monumentaux de Feghouli à la 57’ et surtout de Soudani huit minutes plus tard constituent le pic. Le jeu paraît équilibré tout comme les occasions. Le métier devait trancher. Celui des Ivoiriens est incontestable. Laissant passer l’orage, ils le traduisent à merveille à la 67’ quand sur un coup franc bien balancé par Yaya Touré, Bony , encore lui, grille Medjani et catapulte magistralement de la tête dans les filets de M’bolhi. Les Algériens tentent alors le tout pour le tout. Gourcuff abat ses dernières cartes en suppléant Soudani par Slimani et Mahrez par Belfodil. Une ceratine tonicité qui va perturber quelque peu les Ivoiriens sans les inquiéter foncièrement. Avec un mental gros comme ça, ces derniers tiennent en respect les Verts avant de les achever dans les temps morts par un Gervinho insolent de classe et de calme. C’en est fini, le grand favori sort par la petite porte. Tristounet !

Nourredine B.

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