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CAMPAGNE POUR LES LÉGISLATIVES DU 2 JUILLET/L’ENJEU DE PARTICIPATION, LA SOUVERAINETÉ ÉCONOMIQUE, LE FRONT INTÉRIEUR ET LE DÉVELOPPEMENT : Les premiers thèmes de campagne

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Le président du MSP, Abdelaali Hassani Cherif, a entamé la campagne pour les législatives par un meeting dans la wilaya de TImimoun.

Les partis politiques engagés dans les élections législatives du 2 juillet ont entamé, mardi, la campagne électorale à travers l’ensemble du territoire national. La première journée a été marquée par une forte activité politique, articulée autour de la présentation des slogans, des principales orientations programmatiques et de meetings populaires organisés dans plusieurs wilayas.
Placée sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), la campagne se déroule conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral, dans un cadre visant à garantir l’égalité des chances entre les concurrents, la transparence du processus et le respect des règles de la compétition démocratique. D’une durée de trois semaines, elle s’achèvera trois jours avant le scrutin, conformément à la période de silence électoral. Les partis ont multiplié les déplacements, pour ce début de campagne, ainsi que les rencontres de proximité et les interventions médiatiques, donnant le ton d’une campagne axée à la fois sur les enjeux nationaux et les préoccupations locales.

Le RND mise sur la proximité pour mobiliser
Dans ce sens, le Rassemblement national démocratique (RND), par la voix de son secrétaire général Monder Bouden, a ouvert sa campagne depuis la wilaya d’Illizi. Animant un meeting à la Maison de la culture Othmane-Bali, il a mis en avant une approche centrée sur le contact direct avec les citoyens et l’écoute des préoccupations locales.
Sous le slogan « Arwah Maâna » (Rejoignez-nous), le RND défend une vision selon laquelle la construction de l’État et de ses institutions constitue une responsabilité collective. Le parti insiste sur l’importance du travail de proximité comme levier pour renforcer le lien entre les citoyens et les représentants politiques, tout en consolidant les institutions nationales.

Le MSP bataille pour la souveraineté économique
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP), conduit par son président Abdelaali Hassani Cherif, a axé sa campagne sur la qualité de ses listes électorales et sur son programme économique. Lors d’une conférence de presse à Alger, il a souligné que le parti participe à cette échéance avec des candidats qualifiés, compétents et représentatifs, notamment des jeunes et des femmes. Sous le slogan « Thika » (Confiance), le programme du MSP repose sur une vision politique orientée vers le renforcement de la souveraineté nationale et la construction d’un État émergent capable de valoriser ses ressources et ses compétences. Dans une intervention à Timimoun, le président du MSP a insisté sur la dimension économique du programme, affirmant que la souveraineté économique passe par une économie forte et compétitive, fondée sur la production nationale et l’investissement dans les secteurs stratégiques. Il a cité la région de Timimoun comme exemple de potentiel économique, notamment dans les domaines agricoles, hydriques et touristiques. Le leader du MSP a également évoqué les grands projets structurants du pays, notamment le transfert des eaux souterraines vers certaines régions du Sud pour soutenir des projets industriels comme celui de Gara Djebilet. Il a appelé à une meilleure exploitation des ressources nationales afin d’atteindre l’autosuffisance, de créer des emplois et de réduire la dépendance économique.  Sur le plan social, il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, mettant en garde contre les risques liés à la prolifération des drogues et des psychotropes. Il a également salué le rôle de l’Armée nationale populaire dans la protection du pays face aux menaces internes et externes.

Le FLN insiste sur la dimension nationale du scrutin
Depuis In Guezzam, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelkrim Benmbarek, a donné une dimension hautement politique et institutionnelle à cette campagne électorale. Selon lui, les législatives constituent avant tout une « responsabilité nationale avant d’être une compétition politique ». Il a souligné que la participation massive des citoyens représente un gage de réussite du processus démocratique et un message fort d’attachement aux institutions de l’État et à la volonté populaire. Le responsable du FLN a également estimé que ces élections interviennent dans un contexte où l’Algérie renforce sa position et son rôle régional, sous l’impulsion des orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Il a évoqué une dynamique de construction d’un État fort, juste et souverain, reposant sur une économie solide et des institutions stables. Abdelkrim Benmbarek a par ailleurs mis en avant le rôle stratégique du Grand Sud, qualifié de « cœur battant de l’Algérie » et de rempart face aux défis sécuritaires et géopolitiques. Il a salué la décision de rehausser In Guezzam au rang de wilaya, estimant qu’elle traduit une volonté d’équité territoriale et de rapprochement du développement du citoyen.

El-Bina choisit le front intérieur
Le Mouvement El-Bina, dirigé par Abdelkader Bengrina, a lancé sa campagne sous le slogan « Par notre mobilisation, l’Algérie triomphe ». Lors de son intervention à Alger, il a insisté sur la primauté de l’intérêt national sur les intérêts partisans et individuels. Le parti affirme vouloir contribuer à la mobilisation nationale, au renforcement du front intérieur et à la protection de la cohésion sociale contre toute tentative de déstabilisation des institutions. Abdelkader Bengrina a également mis en avant les chiffres relatifs à la composition des listes électorales de son parti, indiquant qu’El-Bina aligne 882 candidats, dont une forte proportion de jeunes et de diplômés universitaires. Il a souligné que les femmes représentent également une part importante des listes, tandis que les compétences académiques constituent un pilier central de la sélection des candidats.

El Karama met l’accent sur les zones d’ombre
Le Parti El Karama, à travers son président Mohamed Daoui, a quant à lui axé sa campagne sur la poursuite du développement, en particulier dans les régions éloignées et défavorisées. Lors d’un meeting dans la localité de Chegga, dans la wilaya de Touggourt, il a présenté les législatives comme une opportunité de consolider les acquis de développement et de renforcer les politiques publiques en direction des zones enclavées. Le parti affirme mener une campagne « réaliste et responsable », fondée sur la proximité avec les citoyens et la prise en charge de leurs préoccupations socio-économiques, sans promesses irréalistes. Mohamed Daoui a appelé les électeurs à participer massivement au scrutin et à soutenir une démarche orientée vers la continuité du développement national.

Multiples enjeux
À travers les différentes interventions, la campagne électorale des législatives du 2 juillet se dessine autour de plusieurs axes majeurs à savoir la proximité avec les citoyens, la souveraineté économique, la cohésion nationale et le développement régional. Les formations politiques, tout en défendant leurs programmes respectifs, convergent sur un appel commun à une forte participation électorale, considérée comme un élément essentiel de la légitimité du scrutin et de la consolidation des institutions. Dans un contexte de mobilisation générale, les partis poursuivront leurs activités durant les trois semaines de campagne, combinant meetings populaires, actions de terrain et communication numérique, dans l’objectif de convaincre les électeurs et de renforcer leur présence sur l’échiquier politique national.
Ania Nait Chalal

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