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ALI BENFLIS PREND POSITION SUR LA PRÉSIDENTIELLE : «Notre parti ne soutient aucun candidat !» 

Le président du parti Talaie El-Hourriyet, Ali Benflis, a affirmé hier, que sa formation politique « ne soutiendra aucun candidat lors de la Présidentielle du 18 avril prochain, affirmant que  « la liste des candidats était établit, il y a longtemps » dira-t-il avant de lancer «les résultats sont tranchés » a-t-il déclaré, au Forum du quotidien national Liberté. Insistant sur son refus de ne pas aborder, la candidature d’Ali Ghdiri, à la présidentielle, Alis Benflis a évité tout au long de son intervention et même dans ses réponses aux questions des journalistes présents, relatives, au candidat précité, de revenir, sur ce qui semble avoir été une décision prise. Il s’est contenté d’indiquer que « je ne connais pas cette personne » avant de préciser qu’il ne « l’a jamais connu» affirme l’ancien chef du gouvernement. Sur le scrutin d’avril prochain, pour l’invité du forum, ce rendez-vous électoral «manque de crédibilité» outre a-t-il ajouté « est tranché d’avance tant que Bouteflika a maintenu sa candidature pour briguer un 5e mandat » explique Ali Benflis. Ce qui l’amène à réaffirmer, qu’il n’ y a pas lieu, d’attendre l’avènement du changement par les élections en vue, en déclarant « il ne faut pas attendre du changement, il s’agit de forces extraconstitutionnelles  qui ont pris le pays en otage ». C’est la raison pour laquelle, l’ex-candidat à la présidentiel de 2014, dira, que pour celle d’avril 2019, «depuis le début j’avais pas l’intention de me présenter tant que c’est le même camp (forces extraconstitutionnelles : NDLR)qui gouverne  le pays», sans manquer d’ajouter, même « le gouvernement devient un comité de soutien à la candidature du président sortant » lance-t-il. Hier, le chef de file du parti Talaie El-Hourriyet a réitéré son appel, aux soutiens du 5e mandat, en leur demandant « d’y renoncer, seule voie  pour répondre aux appels du peuple exprimés, depuis le 22 février » lors des manifestations populaires pacifiques dans toutes les wilayas du pays, contre la candidature du président sortant. Dans le même contexte, l’invité du Forum de Liberté a salué le courage du peuple, qui « a réussi à casser le mur de la peur, créer par le pouvoir en place, et enclenché, ainsi la dynamique d’un vrai changement pour une Algérie meilleure » qui se traduira selon Ali Benflis « à travers une période de transition » dira-t-il. Plus explicite, celui qui a renoncé à participer à la présidentielle d’avril prochain, pense que «le changement ne pourra s’effectuer tant que les Institutions de l’État ne se libèrent et demeurent otage des forces extraconstitutionnelles et de leurs soutiens » affirme Benflis. L’ancien chef du gouvernement a appelé hier, par la même occasion à la dissolution de la Haute Instance  de surveillance des élections d’Abdel Ouaheb Derbel en lançant qu’il est impératif «de renoncer au 5e mandat  pour répondre aux appels du peuple» et sortir le pays de la crise à laquelle il est confronté. D’autre part, le président du parti Talaie El-Hourriyet a réagi encore une fois sur le message du président sortant lu par son directeur de compagne, Abdelghani Zâalan, dimanche soir, après le dépôt du dossier de candidature du président sortant, auprès du Conseil constitutionnel, en le qualifiant de «provocation et humiliation au peuple algérien» et de réaffirmer que les partisans du 5e mandat «font vivre à l’Algérie une mascarade politique» selon Benflis.
Sarah O.