Abdelkader Bengrina

Présidentielle : Bengrina maintient sa candidature et refuse toute période de transition

Le président du Mouvement El-Bina, Abdelkader Bengrina, s’oppose à toute période de transition politique pour tenter de trouver une solution au mouvement populaire pacifique contre le 5e mandat et le maintien de la candidature du président sortant pour un nouveau mandat, à la tête de la présidence du pays. Il insiste sur « la nécessité d’adhérer aux solutions politiques et les initiatives nationales dans le cadre de la Constitution, du consensus national», avec, notamment, cite-t-il, «la contribution des Forces nationales pour assurer l’avenir du pays et le refus de retourner à toutes périodes de transition», a annoncé, hier, Bengrina, dans un communiqué. Sanctionnant une session de l’instance de coordination d’El Bina, consacré aux derniers rebondissements sur la scène politique dominée par la mobilisation populaire pacifique, de plus en plus forte, contre le 5e mandat et en faveur du changement, Bengrina ne perd pas de vue le rendez-vous de la présidentielle prévu le 18 avril prochain et confirme qu’il ne compte pas retirer sa candidature de la course vers el-Mouradia. Contrairement à la plupart des partis et chefs de l’opposition, comme Ali Benflis, Louisa Hanoune et Abdelaziz Belaïd, Makri, ou les partis RCD, FFS et autres, Bengrina lance des signaux à la réunion de l’opposition aujourd’hui qu’abritera le siège de Talaïe El Houriyet, à la faveur d’un énième appel aux autres candidats de se retirer de la course de la présidentielle. D’un autre côté, le président du parti islamiste El-Binaa, ne manque pas de saluer le mouvement populaire pacifique qui se poursuit, depuis le 22 février dernier, notamment « son agenda, son contenu politique et son caractère civilisé » tout en se disant « rejoindre la voix du peuple ». Bengrina est en faveur du maintien, dira-t-il «des contacts avec toutes les composantes de la scène nationale sans exclusion, afin d’assurer la transition démocratique pour répondre aux aspirations des jeunes», sans manquer d’indiquer que son parti « suit avec préoccupation « les développements et les réactions nationales et internationales sur la situation actuelle du pays», tout en soulignant « la nécessité d’adhérer à la solution algérienne avec la population et les aspirations». Il a appelé « à sécuriser le mouvement populaire des tentatives pour le dérouter et de l’exploiter et à garder l’esprit populaire et le caractère pacifique», car, a-t-il affirmé «c’est le mouvement de tous les Algériens pour une nouvelle Algérie ». Il a interpelé les pouvoirs publics à faire preuve d’«une véritable écoute de la voix des citoyens et à apporter une réponse efficace, par des mesures urgentes qui répondent à leurs revendications» en vue, dira-t-il, «d’immuniser le pays de tout dérapage et protéger la Souveraineté nationale des menaces et des défis auxquels l’Algérie est confrontée ».
H. M.