Sénat Algérie

PRÉSIDENCE DU SÉNAT : Le RND et le FLN cherchent un consensus

L’administration du Conseil de la nation (Sénat) a repoussé à la semaine prochaine la séance d’installation des nouveaux sénateurs issus des élections de décembre dernier. Une mesure qui n’a rien à voir avec la féroce rivalité entre les premières forces du pays. (FLN et RND) a affirmé hier, à des médias, le porte-parole du RND, Seddik Chihab.

L’installation de la nouvelle composante du Sénat, dont la cérémonie d’investiture officielle devait intervenir hier mardi, a été repoussée à la semaine prochaine, suscitant ainsi de multiples interrogations. Un report que beaucoup attribuent à des divergences» entre les deux formations alliées au Gouvernement, notamment sur l’identité du nouveau président du Sénat, ou plus précisément, le départ ou pas d’Abdelkader Bensalah. Le porte-parole du RND a expliqué hier que «le report est des plus ordinaires. Il est exempt de toute lecture politique comme prétendent certaines parties. Car il tient pleinement compte du fait que la Présidence n’a pas encore désigné les sénateurs du tiers présidentiel. Ce qui veut dire que le quorum légal pour convoquer une séance d’investiture n’est pas encore atteint». Il a fait part de ses convictions que cette séance d’investiture serait tenue au maximum la semaine prochaine. «Il n’y a pas de conflit sur cette question entre le FLN et le RND sur le choix du prochain président du Sénat. Les allégations sur ce point ne sont ni plus ni moins que des illusions. Le poste de président du Conseil de la nation est de la seule prérogative du président de la République et c’est lui seul qui décide sur cette question», a affirmé Chihab. Il soutient aussi que «le choix du président du Sénat se faisait toujours dans la composante du tiers présidentiel».
Cependant, le député d’Alger, a défendu le président sortant du Sénat, issu du RND, car « il est le mieux qualifié pour diriger le Conseil de la nation eu égard à son expérience et de à sa sagesse». L’article 118 de la Constitution stipule que : «Les membres du Conseil de la nation sont élus pour les deux tiers (2/3) au suffrage indirect et secret, à raison de deux sièges par wilaya, parmi les membres des Assemblées populaires communales et des membres des Assemblées populaires de wilayas. Un tiers (1/3) des membres du Conseil de la nation est désigné par le président de la République parmi les personnalités et compétences nationales». Pour rappel, les résultats des sénatoriales du 29 décembre dernier ont accrédité le FLN d’une écrasante victoire (32 nouveaux sièges), «jamais égalée dans l’histoire», selon les termes de son coordinateur général, Mouad Bouchareb, cette semaine, suivi de loin par le RND (9 sièges), ensuite les indépendants (3), FFS (2), TAJ (1) et le même score pour El-Moustakbal.
Hamid Mecheri