Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a accusé hier l’entité sioniste d’exploiter la guerre au Moyen-Orient comme prétexte pour étendre son contrôle territorial, dénonçant une politique « d’occupation et d’expansion continue ». S’exprimant lors du Forum diplomatique d’Antalya, dans le sud de la Turquie, le chef de la diplomatie turque a affirmé que l’entité sioniste « ne cherche pas uniquement à garantir sa sécurité, mais vise davantage de territoires », accusant le gouvernement de Benjamin Netanyahou d’utiliser l’argument sécuritaire pour justifier cette stratégie. Selon Hakan Fidan, Israël ne se limite plus aux territoires palestiniens occupés Ghaza, la Cisjordanie et El-Qods-Est mais chercherait également à étendre son influence vers des zones relevant du Liban et de la Syrie. « Il s’agit d’une occupation et d’une expansion continues qui doivent cesser », a-t-il insisté, estimant qu’Israël a « installé dans l’esprit du monde l’illusion qu’il agit uniquement pour sa sécurité ». Le ministre turc a par ailleurs souligné que la paix régionale ne pourra être atteinte qu’à travers le respect de la souveraineté des États et l’abandon de l’usage de la force. En marge du forum, Hakan Fidan a rencontré ses homologues de plusieurs pays, dont le Pakistan, l’Arabie saoudite et l’Égypte, pour discuter des crises régionales, en particulier la guerre en cours au Moyen-Orient. Il a appelé à une meilleure coordination entre les pays de la régions face aux défis communs.
Pressions internationales croissantes
Sur la scène internationale, le président cubain Miguel Díaz-Canel a réaffirmé le soutien de son pays aux peuples palestinien et libanais, condamnant fermement les opérations militaires et saluant leur résilience. En Europe, la pression politique s’intensifie également. Au Royaume-Uni, des parlementaires ont appelé à des mesures punitives contre l’entité sioniste, notamment des sanctions économiques et la suspension de certains accords. De son côté, la députée européenne Manon Aubry a plaidé pour la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, accusant ce dernier de « saper le droit international ». Cette dynamique s’accompagne d’une mobilisation citoyenne croissante en Europe, une pétition ayant recueilli plus d’un million de signatures appelle à prendre des mesures concrètes contre l’entité sioniste. Alors que les tensions restent vives au Moyen-Orient et que les fronts diplomatiques se multiplient, les appels à une désescalade et au respect du droit international se font de plus en plus pressants.
M. S.













































