Accueil ACTUALITÉ DANS L’ATTENTE DE LA REPRISE DES NÉGOCIATIONS : Le détroit d’Ormuz sous...

DANS L’ATTENTE DE LA REPRISE DES NÉGOCIATIONS : Le détroit d’Ormuz sous contrôle iranien

0

Les autorités iraniennes ont annoncé, hier, la reprise du contrôle du détroit d’Ormuz en réponse au blocus américain continu des ports iraniens, décidé vendredi par le président américain Donald Trump, alors que Téhéran avait procédé à l’ouverture de la voie maritime aux navires commerciaux conformément au cessez-le-feu au Liban.

Un haut responsable iranien a déclaré que « les Américains continuent de pratiquer la piraterie et le vol maritime sous couvert du soi-disant blocus », et que par conséquent, «ce détroit stratégique est placé sous la stricte surveillance des forces armées ». Il a souligné que le détroit d’Ormuz restera dans son état actuel et sous haute surveillance « tant que les États-Unis ne lèveront pas les restrictions imposées à la liberté de navigation des navires iraniens ». Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré que le détroit d’Ormuz ne resterait pas ouvert tant que le blocus persisterait, ajoutant que Trump avait proféré « sept déclarations en une heure, et toutes ces déclarations sont fausses ». Ces informations qui traduisent la réalité du terrain, interviennent alors que les discussions se multiplient quant à la possibilité d’un second cycle de négociations américano-iraniennes à Islamabad. L’Iran maintient ses dix points, présentés comme base de négociation, parmi lesquels figurent en priorité la cessation des hostilités dans l’ensemble de la région, le déblocage de ses avoirs gelés, la reconstruction du pays, le versement d’indemnisations et la reconnaissance de son droit à l’enrichissement d’uranium à des fins pacifiques. À ce propos, des sources iraniennes ont confirmé à l’agence de presse iranienne Tasnim que Téhéran n’a pas encore accepté la reprise des pourparlers avec Washington, compte tenu du maintien du blocus naval américain et des exigences excessives des États-Unis. Ces sources ont indiqué que Téhéran a insisté sur le fait que le refus d’évoquer les exigences excessives des Américains est une condition essentielle à la poursuite des négociations ; autrement, l’Iran « n’est pas prêt à perdre son temps dans des négociations longues et stériles». Ils ont également noté que l’Iran avait informé les responsables américains de sa position par l’intermédiaire du médiateur pakistanais. Hier,  les médias locaux ont rapporté que les données de suivi maritime du site web MarineTraffic indiquent que quatre à cinq pétroliers ont franchi le détroit d’Ormuz en direction de l’est, vers le golfe d’Oman, samedi matin, malgré le blocus américain des ports iraniens. Deux de ces navires, le « Rane » et le « Guardian », font l’objet de sanctions officielles de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain, et les quatre pétroliers semblent appartenir à la flotte iranienne non déclarée. Par ailleurs, à l’occasion de la Journée de l’Armée iranienne, samedi, l’ayatollah Mojtaba Khamenei a souligné, dans un message écrit, la nécessité de « doubler le développement des diverses capacités de l’armée iranienne ». Pour sa part, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que « L’armée iranienne a prouvé que le peuple iranien ne cédera jamais aux menaces et défendra l’indépendance, la sécurité et la dignité de la patrie jusqu’à son dernier souffle». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a affirmé que « les forces armées iraniennes, dans leurs quatre branches, n’ont ménagé aucun effort pour défendre le pays ».

La situation au Liban

Au Liban, après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu jeudi à minuit, les habitants, de la banlieue sud de Beyrouth et de la vallée de la Bekaâ ont regagné, hier, leurs foyers, dans leurs villages et villes, malgré les destructions et les violations du cessez-le-feu. Les habitants de retour traversent les zones situées au sud du fleuve Litani après la réouverture du pont de Qasmyeh par les véhicules de l’armée libanaise. Ce pont avait été détruit par l’agression sioniste, qui visait à isoler la région. Il y a un début de retour à la normale, certains commerces ayant rouvert leurs portes. Les forces d’occupation sionistes ont continué de violer l’accord de cessez-le-feu. 

M’hamed Rebah

Article précédentMAROC : La grogne des enseignants 
Article suivantŒUVRES SPOLIÉES PAR LA FRANCE COLONIALE : Un cadre juridique mis en place