Sit-in intersyndicales

L’intersyndicale en grève mercredi prochain : Du retour des vacances à la contestation

Outre le mouvement de grève cyclique que le CNAPESTE prévoit d’organiser à partir de la semaine prochaine, un autre débrayage de l’intersyndicale de la fonction publique est programmé pour ce mercredi. Les 14 syndicats automnes de différents secteurs d’activités dont celui de l’Éducation, vont observer une grève générale qui sera suivie de quatre rassemblements régionaux à l’Est, l’Ouest, le Nord et le Sud du pays. Les dates et les lieux de ces actions seront annoncés ultérieurement. Le retour des vacances de printemps promet d’être mouvementé. En effet, plusieurs secteurs, dont la Santé, l’Éducation nationale, la Fonction publique, le secteur économique, notamment l’électricité et le gaz ainsi que la poste seront paralysé le 4 avril prochain à l’appelle de la coalition intersyndicale. Après avoir été violemment empêché de tenir un rassemblement à Alger le 14 février dernier, ce regroupement de sydnicats autonomes a décidé de hausser le ton et de renouer avec les actions de grèves. Décidé à l’issue d’une réunion de travail tenue le mois de février, le débrayage vise selon ses initiateurs, à dénoncer en premier lieu les atteintes aux libertés syndicales et la façon de gérer les conflits collectifs mais aussi pour réitérer l’attachement des travailleurs à leur plateforme de revendications. Il s’agit de la demande de l’abrogation de la loi sur la retraite portant suppression de la retraite proportionnelle et sans condition d’âge, la révision de l’avant-projet de loi sur le travail, et enfin de la protection du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Il convient de noter, toutefois, que selon une source syndicale, la ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, a convié les sydnicats de son secteur, à savoir : le SNTE, l’UNPEF, le SATEF, le CLA et le SNAPEST à une réunion de concertation ce mardi pour discuter des revendications restées en suspens. Il sera peut-être question, notamment, pour la ministre de dissuader ses partenaires sociaux de participer à la grève générale de mercredi puisque la réunion aura lieu la veille. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que le Conseil national des professionnels de l’enseignement ternaire de l’éducation CNAPESTE, qui a choisi de rompre le dialogue avec la tutelle ira jusqu’au bout de ses menaces. Car outre sa participation à la grève générale de l’intersyndicale, ce syndicat prévoit d’entamer une grève de deux jours reconductible chaque semaine à partir du 9 avril prochain. Cette action vise selon les responsables du CNAPESTE à dénoncer les intimidations du ministère de l’Éducation, à exiger l’annulation des ponctions sur salaires des grévistes et à exiger également l’étude des dossiers des enseignants concernés par les promotions aux grades avant le 31 août 2018.
Ania Nait Chalal-Nait Baha

POUR UNE REPRISE SCOLAIRE DANS LE CALME
La DGSN se mobilise
La Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a affirmé qu’elle avait mis en place des mesures de facilitation en vue d’assurer aux élèves un retour calme dans leurs établissements après la fin de leurs vacances de printemps. Les services de sécurité veillent à assurer la fluidité routière sur les routes, ainsi que la couverture sécuritaire aux alentours des établissements scolaires, a indiqué, vendredi, un communiqué de la DGSN. Ces mesures de facilitation portent sur «l’intensification des opérations de sécurisation et de surveillance des périmètres de l’ensemble des écoles, collèges et lycée, outre l’intensification des patrouilles motorisées et pédestres sur les routes qui connaissent une grande circulation des élèves et de leur parents, en vue d’assurer leur déplacement en toute quiétude. Ces mesures visent à limiter le phénomène de la congestion routière que connait la plupart des wilayas du pays après le congé, selon la même source qui précise que dans ce cadre, la présence des forces de police dans les intersections et points noirs a été renforcée, tout en la multipliant également au niveau des points de contrôle et des barrages, en sus de la mobilisation des patrouilles de brigades de la sécurité routière, conclut le communiqué.

A.N.C.