Deux options étaient sur la table du 4ème sommet « mondial » de l’intelligence artificielle (IA) qui s’est clôturé hier en Inde. D’abord il est inexact de qualifier de « mondial » les différentes rencontres annuelles sur l’IA depuis 2023. Ce sont quelques pays liés par des considérations politiques, plus exactement vingt pays, qui ont participé, cette année à New-Delhi, à cette rencontre sur l’IA. Quand on sait que les pays qui possèdent leur propre IA, se comptent sur les doigts d’une seule main et qu’on y ajoute les deux options, qui s’opposent, à savoir s’il faut « garantir l’accès universel à l’IA » ou simplement « réguler » son utilisation, on comprend pourquoi le sommet dit « mondial » comprend plus d’experts en informatique (Bill Gates a annulé sa participation) que de dirigeants politiques. Il n’y a pas qu’une seule IA mais plusieurs dont les principales sont « ChatGPT » de l’entreprise américaine « OpenAl » et « Gemini » développée par Google. L’importance de cette 4ème rencontre est due au pays qui l’accueille. L’inde est un des principaux pays émergent à abriter un tel événement de l’IA, mais aussi par sa position de leader de la sous-traitance informatique. Au-delà des prouesses technologiques qui différencient les différentes IA, ce sont les enjeux politiques qui ont prévalu à New Delhi. Pour le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui était présent : « L’avenir de l’IA ne peut pas être décidé par une poignée de pays, ni laissé aux caprices de quelques milliardaires, elle doit appartenir à tout le monde ». Pour le premier ministre indien, Narendra Modi : « L’IA doit être démocratisée de telle façon que les humains ne soient pas qu’une donnée ou une matière première…Nous devons absolument faire en sorte que l’IA soit utilisée pour le bien commun ». Leurs inquiétudes quant à l’utilisation de l’IA, sont largement justifiées. Déjà, deux concurrents américains de l’IA (OpenAl et Anthropic) ont l’intention d’influencer les élections de mi-mandat aux ÉtatsUnis. Ceci sans compter l’impact sur le plan économique. Tant au niveau national que mondial. Notamment sur la hausse de la productivité au travail et plus généralement sur la croissance économique mondiale. Un bouleversement sur tous les plans. Il va falloir attendre un peu pour avoir une idée sur les avantages et les risques que représente l’IA. Mais déjà, on peut avancer que la multiplication des IA complique davantage la recherche d’un consensus mondial. Les géants de l’informatique ne perdent pas de temps. Ils multiplient leurs collectes des données, individuelles et collectives, pour enrichir leur propre IA. Il faut savoir qu’à ce sujet, seule l’intelligence artificielle étroite (ANI) est maitrisée. Les deux autres types que sont l’Intelligence Artificielle Générale (AGI) et la Super intelligence Artificielle (ASI) sont encore (avec quatre autres types de l’IA plus performantes) au stade de la recherche même s’ils sont en bonne voie. Quelles sont les limites de l’intelligence artificielle ? Réponse impossible au stade actuel !
Zouhir Mebarki











































