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Lekjaa de perte en perte

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Au Maroc, le football ne fait pas exception au système de gouvernance des affaires du royaume fait de corruption, de fraude, de coups bas, de transgressions, de trahison, etc. Bien au contraire. La gestion du sport roi au pays du roi reproduit les mêmes pratiques malsaines. La cascade de scandales qui a entaché la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des nations était une illustration parfaite. En ce qui nous concerne, nous avons eu affaire, en 2024, par exemple, à la provocation de l’équipe marocaine RS Berkane qui a porté un maillot floqué de la fausse et illégale carte incluant les territoires sahraouis occupés. Ce fut une violation flagrante des règles interdisant toute politisation d’une rencontre de football. D’ailleurs, le Maroc a été débouté par le tribunal international dans cette affaire. Mais, comme le Makhzen est un mauvais élève, il récolte la tempête après avoir semé le vent. Ainsi va le Maroc du football qui n’en finit pas avec les frasques. Quatre mois après la plus scandaleuse des éditions de la CAN de l’histoire – sinon comment expliquer la décision scandaleuse et ridicule prise par la CAF de Patrice Motsepe de retirer le titre aux Sénégalais pour l’offrir à ses amis marocains de Fouzi Lekjaa –, ce dernier (le patron de la FRMF) fait encore parler de lui. Là encore, Lekdjaa ne déroge pas au système du Makhzen. Il est au football ce que ses congénères sont à la politique ou à la diplomatie. Lekjaa n’est pas à un scandale près. Le comportement de voyou qu’il lui colle à la peau et se révèle chez lui comme une seconde nature, le rattrape, encore une fois, à l’occasion de la finale de la Ligue des champions qui a opposé l’AS FAR (Association sportive des Forces armées royales) et Le Mamelodi Sundowns. Les Marocains ont perdu à domicile contre les Sud-Africains. Cette défaite rappelle, à Lekjaa et compagnie, celle amèrement essuyée par les Lions de l’Atlas lors de la finale de la CAN. Là encore, Lekjaa, fidèle à sa posture de mauvais perdant, a encore fait des siennes. Il a fait preuve d’une insupportable arrogance lors de la remise du trophée de la Ligue des champions africaine aux Sud-Africains. On peut comprendre la frustration des Marocains, mais de là à manquer de respect et à violer les règles du fair-play, le comportement des hommes du Makhzen dépasse les lignes rouges. Le Makhzen, à peine arrive-t-il à consommer la perte de la CAN à domicile et devant son peuple, vient de subir une autre défaite… Les Marocains vont-ils encore revenir dans quelques mois pour nous dire qu’ils mériteraient le trophée de la Ligue des champions ? Tout est possible !

Farid Guellil

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