Elle dénonce un « crime terroriste » à Ghaza : Hanoune appelle au gel des activités de l’Algérie dans la Ligue arabe

Après le crime israélien commis à ciel ouvert à Ghaza, où les soldats de l’entité sioniste ont massacré, de sang-froid, plus de 60 Palestiniens, la classe politique nationale s’indigne et condamne le bain de sang. Hier, c’est autour du Parti des Travailleurs de Louisa Hanoune, qui a organisé hier à Alger, une conférence pour faire connaitre sa réaction sur le nouveau développement de la situation à Ghaza. D’emblée, la patronne du PT s’en est remise au président Abdelaziz Bouteflika, à qui elle demande de venir en aide aux Palestiniens face à l’agression israélienne, au lendemain de la réaction du chef de l’État, qui a condamné fermement le massacre israélien. Tout en rappelant que les actes commis par Israël «ont été condamnés par la communauté internationale toute entière et réprouvés par tous les peuples de la planète en signe de solidarité avec les victimes et un désaveu de l’agression féroce.» Comme elle a demandé au Président d’ordonner le «gel» des activités de l’Algérie au sein de la Ligue arabe en signe de désapprobation au rôle peu porteur, voire insignifiant de cette institution lorsqu’il s’agit de défendre une cause pour laquelle l’Algérie s’est vouée corps et âme. En outre, Louisa Hanoune déplore le fait qu’«il n’y a pas une condamnation claire sur le transfert de l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv vers Al Qods. C’est la première chose qui a tiré notre attention, notamment dans le communiqué du MAE», estime le parti dans sa réaction au lendemain de la décision controversée prise par le président US Donald Trump et le massacre, à ciel ouvert, commis contre un peuple désarmé qui ne demande qu’à recouvrer son indépendance. De passage, Louisa Hanoune a salué le message du chef de l’État, qui a réagi pour condamner les atrocités commises contres les Palestiniens dans un communiqué à travers lequel le Président a rappelé la position inflexible de l’Algérie sur la question palestinienne. Quant au transfert de l’ambassade américaine à Al Qods, Hanoune est convaincue d’une chose : «Vous connaissez les intentions de Donald Trump, elles sont claires. C’est pour liquider la question palestinienne, bien que, soyez-en sûrs qu’il n’arrivera jamais», tranche la première dame du PT.

«Autoriser» les manifestations de soutien à la Palestine
«Le soutien à la cause palestinienne fait partie de l’identité algérienne. À partir du moment où le droit de manifester demeure interdit, le fossé ne fera que se creuser. C’est-à-dire, susciter la colère des Algériens qui ne peuvent pas manifester pour des revendications sociales, mais en même temps, ils ne peuvent pas exprimer leurs colères contre le massacre, dont le peuple palestinien est victime, et surtout pour soutenir une cause juste», plaide Louisa Hanoune dans un appel adressé au gouvernement.
Mohamed Wali