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CYBER-GUERRE ET APPEL À LA HAINE ET À LA VIOLENCE : Vivement la mise en place des outils légaux de répression

Depuis leur intrusion dans les mœurs de communication des sociétés, les réseaux sociaux sont devenus un fourre-tout que n’hésitent pas à utiliser certaines voix qui appellent à la violence, au meurtre et  à la haine.

Les standards d’utilisation définis par l’administrateur du réseau Facebook, à titre d’exemple, sont royalement ignorés quand ils ne sont pas foulés aux pieds. Cette tendance, l’usage d’un réseau social pour diffuser la haine, est devenue l’arme de prédilection des lâches qui se cachent derrière l’anonymat que leur procure un pseudo ou une fausse identité pour verser leur fiel. Certes, sur le plan technique, ce paravent n’est plus sûr puisque les moyens techniques permettent aujourd’hui d’identifier tous ceux qui voyagent à travers la toile, mais sans un arsenal juridique dissuasif, certains seraient tentés par en user et abuser à satiété pour semer, la haine, la division et la violence. Il y’a quelques jours, les services de sécurité ont interpellé quatre individus à Oran qui utilisaient une page vidéo pour diffuser un discours de haine et de violence. À Annaba, un autre individu a été arrêté et présenté devant le procureur de la République pour les mêmes griefs. Ce discours n’est pas l’apanage de certains illuminés zélés ou en manque de sensation. Certaines personnalités politiques ont-elles aussi franchi toutes les barrières pour utiliser les réseaux sociaux et seriner, à travers des vidéos un discours de  haine et de violence. Il faut savoir que ces appels ne sont pas « innocents » et encore moins spontanés. Ils sont souvent susurrés par des parties hostiles à l’unité nationale et au pays. Leur multiplication ces derniers jours s’inscrit dans le cadre du complot qui vise le pays. Il ne faut pas être naïf pour croire qu’ils sont l’œuvre de petits Youtubeurs en mal de popularité. Non ils s’inscrivent dans une logique de cyber-guerre menée contre l’Algérie et dénoncée depuis des mois par le ministre de la Communication qui en avait énuméré les outils et les dangers qu’elle représente pour l’intégrité, l’unité  et la sécurité du pays. Le communiqué rendu public à l’issue du dernier Conseil des ministres, « salue la création du pôle spécialisé dans la cybercriminalité comme acquis pour le secteur de la Justice à l’instar du pôle spécialisé dans les crimes économiques. Le même document a indiqué la nécessité d’insister sur l’accélération de l’installation du nouveau pôle et le traitement des crimes cybernétiques aux mains de la Justice.
Ce sera un outil qui permettra de mener, sur la base de fondements égaux, une guerre contre cette forme de criminalité des temps modernes. L’Algérie qui évolue dans un environnement géographique miné par différents foyers de tension et qui fait l’objet d’un complot fomenté par plusieurs pays et plusieurs parties, se doit de faire preuve de vigilance, car les réseaux sociaux ne sont plus aujourd’hui un simple petit joujou entre des mains innocentes. Les services d’espionnage occidentaux en avaient fait un moyen pour concevoir et mettre en marche leur nouvelle définition du « Nouveau Moyen Orient » à travers ce que leur presse avait qualifié de « Printemps arabe ».
Slimane B.