Makri

Consensus national et transition démocratique : Lâché par les autres partis, le MSP s’accroche à son initiative

Les islamistes du MSP subissent une vague grandissante de critiques après avoir annoncer leur initiative de consensus national visant «une transition politique» qui ferait avec «l’accompagnement de l’armée». Mais, face à cette vague de refus et de rejet de toute la classe politique, le Mouvement pour la société de la paix (MSP) s’accroche et garde le cap. Dans un communiqué, le Conseil consultatif de la formation présidée par Abderrezak Makri a réitéré son engagement quant à cette initiative en tant qu’«une nouvelle occasion à ne pas rater pour trouver une issue à la crise multiforme qui secoue le pays». Le MSP invite ainsi «toutes les parties prenantes de la scène politique, les institutions de la République, la société civile et toutes les catégories du peuple à adhérer à cette initiative pour une Algérie sûre, stable et développée». Le communiqué est émis hier dans l’après-midi suite à la tenue de la première session ordinaire, vendredi et samedi, du Conseil consultatif du parti renouvelé récemment après la réélection de Makri. Alors que le MSP devrait rencontrer aujourd’hui le RND d’Ahmed Ouyahia pour parler de son initiative, les chances de réussite de cette dernière semble très minces. Makri jusqu’à maintenant n’a réussi à s’attirer que des critiques et des sermons. L’institution militaire à opposé une niet catégorique à son offre, alors que la plupart des partis consultés ont refusé également son initiative. Dernière en date, le RCD, qui a refusé «carrément» la proposition du MSP. Même pas un soutien timide des autres partis islamistes qui ont suit eux aussi la vaque de refus et applaudi la réaction des militaires, en dénonçant l’appel du MSP à l’armée à interférer dans la chose politique. Dans le même communiqué, le MSP explique les raisons du maintien de son initiative. Il considère ainsi que les prochaines élections présidentielles en 2019 seront «une occasion pour le changement et ouverture de l’horizon politique sur les principes de consensus et de démocratie». Et pour en rajouter, le MSP évoque des menaces et des défis auquel est confronté le pays à l’avenir comme la migration illégale, la sécurité sur les frontières, la crise économique et l’impasse du gouvernement et ses décisions sur les transferts sociaux, le ciblage des subventions et les risques quand à une ébullition du front social suite à ses décisions «antisociales». Donc, l’initiative du consensus national est ce qui va régler tous ces problèmes, croit savoir le MSP.
Hamid Mecheri