Clôture, hier, des débats à l’APN autour du PLF 2017 : Baba Ammi défend son projet

Diversifier l’économie, encourager les divers investissements et booster le taux de croissance économique, tels sont les objectifs de la loi de finances 2017. En réponse aux interrogations des députés, le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a qualifié cette nouvelle loi de complexe et équilibrée comprenant des modifications susceptibles d’améliorer la situation économique du pays. En revanche, certains députés ont grièvement critiqué ces modifications arguant par l’impact destructif sur le pouvoir d’achat du citoyen, ainsi que l’absence du contrôle fiscal sur « l’oligarchie corrompue » du pays.
Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a exposé les grandes lignes de la loi de finances 2017 aux députés du peuple. Selon lui, cette loi axe sur la diversification des champs économiques, cela en appuyant les différents investissements par des privilèges fiscaux, ainsi que des facilitations administratives. Par ailleurs, il a indiqué que le prix de référence du baril de pétrole a été fixé à 50 dollars, expliquant que cette mesure sert à couvrir les dépenses ainsi que le déficit budgétaire. Le ministre des Finances a insisté sur la rationalisation des dépenses, vu que le pays est, à présent, affecté par les impacts de la crise pétrolière. En effet, l’État compte geler certains projets non-prioritaires. Concernant la modernisation de l’administration financière, le ministre a affirmé que les services fiscaux seront numérisés afin d’assurer un service et un rendement meilleur à cet égard. Dans un autre contexte, il a estimé que le marché parallèle sera, progressivement, intégré dans le système fiscal, tout en régularisant la situation administrative des ces marchands. En marge de son intervention à la haute chambre du Parlement, Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi a indiqué que les interrogations des députés de l’Assemblée populaires nationale, vis-à-vis de la loi de finances 2017 seront prises en considération. De leur côté, les députés de l’opposition ont grièvement critiqué les modifications comprises au niveau de la loi de finances 2017, à l’instar du représentant du Parti des travailleurs, Ramdane Taazibt. Ce dernier considère que les nouvelles tarifications, notamment celles des carburants provoqueront certainement l’effondrement du pouvoir d’achat du citoyen. En outre, il a qualifié les réductions enregistrées au niveau des budgets de certains secteurs, à l’image de la jeunesse et des sports, et de l’industrie d’illogiques, arguant qu’il s’agit de deux secteurs productifs. Pour sa part, le représentant du Front des forces socialistes, FFS, Chafaa Bouaiche a dénoncé l’absence du contrôle fiscal sur une certaine « oligarchie corrompue», estimant que l’État doit, d’abord récupérer l’argent volé par ces derniers avant de mettre en œuvre une politique d’austérité.
Salim Lariche