Bouhadja accuse Bedda et Ould Abbès d’outrepasser leurs missions : « Je m’inclinerai seulement devant la partie qui m’a désigné !»

Dans un entretien livré au quotidien arabophone Echorouk, le président de l’APN poursuit sa défiance à ses multiples détracteurs, tant au FLN qu’au sein de l’Assemblée nationale. Fort de l’appui de dernière minute, mais ô combien précieux de l’organisation des anciens moudjahidine, Bouhadja s’adresse directement à la presse et ne donne aucun signe de lâcher prise. Ainsi, Saïd Bouhadja s’en prend ouvertement au ministre des Relations avec le Parlement, Mahjoub Bedda, en l’accusant d’être le principal meneur de la cabale contre lui, ou du moins l’éclaireur. Il dévoile que la contestation a pris forme dès que le ministre avait voulu intercéder au profit d’un administrateur écarté par Bouhadja. Bouhadja accuse aussi le ministre d’avoir essayé de le menacer, en venant lui annoncer qu’il était porteur d’une décision de limogeage de la présidence de la République.
Saïd Bouhadja a reconnu s’être engagé avec les chefs de groupes parlementaires à démissionner en contrepartie de quoi ceux-ci s’engageaient de leur côté à retirer leurs accusations contre lui, considérées par lui comme infondées ; mais en dernier ressort, il avait lu que le chef du groupe parlementaire du FLN, dans une déclaration à la presse, reprenait tous les griefs retenus contre lui dont la mauvaise gestion et le népotisme.
Saïd Bouhadja dit qu’il ne démissionnera que dans un cadre légal, et qu’il ne permettra pas à une «cellule partisane» de décider du destin d’une institution de l’état. à ses adversaires, il dit : «à ceux qui veulent me faire peur, je dis qu’un moudjahid n’a jamais peur et ne cède pas aux pressions (…) Je ne m’inclinerai que devant la partie qui m’a désigné !». Bouhadja refuse de croire que les pressions qui s’exercent sur lui à l’APN proviennent des hautes autorités : «Ce n’est pas leur méthode». Il donne enfin, une issue de sortie à ce blocage, à la condition que ses adversaires retirent leurs accusations et abandonnent leur méthode de pression.
I.M. Amine