Ould Abbès s’attend à la démission du président de l’APN dans les prochaines 48 heures : « Il n’y a pas de deal entre le FLN et le RND »

Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, a réitéré son appel au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) de démissionner, et ce dans l’espace des 48 heures prochaines. Lors d’une conférence de presse à Béchar, Ould Abbès a nié l’existence d’une crise, faisant savoir que 351 députés de l’APN ont signé la motion réclamant le retrait de confiance à Saïd Bouhadja. Ould Abbès a invité Saïd Bouhadja à « faire preuve de raison et de sagesse et de mettre avant toutes priorités l’’état actuel du pays », ajoutant « la direction du FLN appelle le président de l’APN à la discipline et de se soumettre à la décision de la majorité et déposer sa démission ». Ould Abbès a nié tout rôle à jouer de la part de la présidence de la République dans cette question, qu’il considère comme « une crise interne à l’APN ». La semaine dernière, Bouhadja avait affirmé qu’il ne compte pas se retirer de la présidence de l’APN, car la présidence de la République ne l’a pas contacté pour lui demander de démissionner. Auparavant, Bouhadja avait déclaré également qu’il « est désigné et non pas élu», le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, lors d’une conférence de son parti (RND) hier, a estimé que « Bouhadja n’est pas désigné par un décret présidentiel mais il est élu par les députés à l’APN ». Dans sa réponse à une question à ce propos, Ould Abbès a affirmé que « le président s’acquitte de ses fonctions constitutionnelles et qu’il n’y a pas de nécessité de l’impliquer dans une affaire interne à l’APN», précisant que « le Président est loin de cette affaire ». Ould Abbès a commenté également les rumeurs selon lesquelles les deux SG du FLN et du RND ont élaboré un plan pour éjecter Bouhadja de la tête de l’APN pour le remplacer par un président issu du RND en contrepartie que la présidence du Sénat reviendrait à Ould Abbès. « il n’y a pas de deal entre le FLN et le RND », a confirmé Ould Abbès, ajoutant que les deux partis ne départagent pas les postes de responsabilités et qu’ils partagent des relations de coopération et de travail avec tous les autres partis politiques.
H. M.