MAE

ASSASSINAT DE TROIS ALGÉRIENS PAR LES FORCES MAROCAINES : Alger prend à témoin la communauté internationale

Face au silence assourdissant observé par le Maroc officiel devant l’acte terroriste odieux commis par ses forces militaires d’occupation au Sahara occidental- et quand bien même réaction il y a- l’Algérie passe à la vitesse supérieure et saisit, officiellement, les instances internationales, à l’effet de les tenir à témoin de cette grave et dangereuse agression marocaine.

Le Maroc, dont la stratégie de pression et de tension diplomatiques permanentes a buté sur l’échec, est passé outre et emploie désormais l’agression terrorisme dans l’espoir de déstabiliser l’Algérie. Autrement que, le commun des observateurs, diplomates et experts en géostratégie évoque, à travers l’assassinat de trois paisibles commerçants par les forces d’occupation marocaines aux Sahara occidental, la recherche d’une escalade militaire-rien que ça !- avec l’Algérie.
Sauf que, mal en a pris au Makhzen et ses parrains sionistes, ces tenants de l’agenda du chaos, l’Algérie ne tombera jamais dans ce piège, pour un pays qui ne cesse de vouloir et de promouvoir la paix dans le monde, et dont elle en a fait preuve à plus d’égard et reçoit la reconnaissance à l’international. Ceci, toutefois, n’entend point laisser passer un crime terroriste odieux comme celui d’assassiner ses ressortissants, de surcroit dans un territoire dont le Maroc ne dispose d’aucun droit. C’est d’autant que le Maroc n’a pas donné suite à la réaction ferme de l’Algérie. Une réaction à travers laquelle la présidence de la République algérienne a dénoncé vigoureusement un assassinat terroriste dont tous les indicateurs mènent vers un acte exécuté par les forces d’occupation marocaine.
C’est ainsi que dans le cadre du suivi des prolongements internationaux de l’assassinat lâche de trois de nos ressortissants commis par les forces marocaines en territoire sahraoui libéré, l’Algérie, à travers son ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra, a adressé des messages à plusieurs organisations internationales, nous apprend l’APS dans une dépêche publiée jeudi.
Les messages de saisine de la diplomatie nationale ont été adressés au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, au président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, au secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Aboul Gheit, et, enfin, au secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique, Youssef Ben Ahmed Al-Othaimeen.
Lamamra explique que dans ses correspondances officielles, il a informé les représentations de la communauté internationale, africaine, régionale et arabe, de « la gravité extrême de l’acte de terrorisme d’Etat en question qu’aucune circonstance ne saurait justifier ».
Le MAE a souligné également que « l’emploi par l’Etat occupant d’un armement sophistiqué meurtrier pour entraver la libre circulation de véhicules commerciaux dans un espace territorial sur lequel il n’a aucun droit, constitue un acte de fuite en avant porteur de risques imminents pour la sécurité et la stabilité au Sahara occidental et dans toute la région ».
Dans ce cadre, Lamamra a noté « la volonté et la capacité de l’Algérie d’assumer ses responsabilités en matière de protection de ses ressortissants et de leurs biens en toutes circonstances ».
Outre la saisie de ces organisations, le chef de la diplomatie nationale a reçu en audience des ambassadeurs accrédités en Algérie, histoire de communiquer à leur pays respectifs sur cet acte d’assassinat terroriste par lequel le Maroc cherche l’escalade.
Farid Guellil