Tribunal

AFFAIRE DE LA VIDÉO DU MINEUR SAÏD CHETOUANE : Cinq accusés devant le tribunal de Sidi M’hamed aujourd’hui

Cinq personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à la sûreté urbaine d’Alger dans le cadre de l’enquête sur l’affaire de la vidéo du mineur Saïd Chetouane, dans laquelle il a accusé des policiers d’ « attouchements sexuels » lors de son interpellation dans une manifestation à Alger. Les mis en cause seront présentés, aujourd’hui, devant le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) pour avoir dénoncé un faux crime. Selon des sources médiatiques, les cinq individus ont été entendus par les enquêteurs de la police judiciaire. Ils ont été interpellés à Aïn Beniane (Alger) et Batna suite à la diffusion de la vidéo en question. Pour rappel, le Procureur général près la Cour d’Alger, Sid Ahmed Mourad a indiqué, lundi soir, que le jeune mineur CH. M. paraissant dans une vidéo relayée sur les réseaux sociaux dans laquelle il prétend avoir subi une agression sexuelle au sein des locaux de la police à Alger, a refusé de subir un examen médico-légal approfondi. Mais, le rapport de l’examen initial effectué par deux médecins légistes a démontré, selon le procureur, que la victime n’a pas subi d’agressions sexuelles. Suite à la vidéo relayée sur les Réseaux sociaux et par certains médias concernant des allégations d’une agression sexuelle dont aurait été victime le jeune mineur CH. M, le jour de sa participation, samedi 3 avril 2021, à une manifestation non autorisée, et au vu des interprétations et interrogations suscitées, le Parquet de la République près le Tribunal de Sidi M’hamed a donné des instructions pour la convocation du mineur en question en compagnie de son tuteur, a expliqué le représentant du parquet près la Cour d’Alger, lors d’une conférence de presse. Ainsi, dans le cadre de cette affaire, le mineur « a été examiné, ce jour même, par deux autres médecins au niveau du service de médecine légale au CHU Mustapha Bacha », ajoutant que le concerné a refusé de se soumettre à un examen approfondi et nous respectons la décision de tout citoyen. Nous ne pouvons pas l’obliger à un tel examen, surtout en présence de sa mère ».
Sarah O.